
Cyberattaque du fisc : Informations sur ZeroBytes, le duo revendiquant le vol de données.
Les récentes révélations concernant une cyberattaque sur le fisc français jettent une ombre sur la sécurité des données publiques. Le groupe de hackers, connu sous le nom de ZeroBytes, a revendiqué le vol de données sensibles de près de 700.000 contribuables, dont 400.000 particuliers. Dans une déclaration faite lundi, ils ont affirmé avoir vendu ces informations à « deux personnes » pour une somme atteignant « des milliers d’euros ». Cependant, les détails concernant les acheteurs restent flous, et le duo a précisé que les données sont toujours disponibles à la vente, ce qui soulève des inquiétudes quant à la sécurité des informations personnelles.
Pour réaliser leur première attaque, ZeroBytes a prétendu avoir accédé à un réseau privé virtuel (VPN) utilisé par les agents du fisc. Ce type de connexion est censé garantir un accès sécurisé aux outils internes de l’administration. Grâce à cette intrusion, ils auraient pu extraire environ 680.000 lignes de données avant que le fisc ne parvienne à interrompre leur accès. Une seconde attaque, survenue fin juillet, a ciblé le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC), qui contient des informations sur les biens immobiliers.
Sébastien, un expert du site FrenchBreaches, a été l’un des premiers à analyser cette affaire. Selon lui, cette intrusion ne résulte pas seulement d’une prouesse technique, mais pourrait également révéler une « faiblesse de la DGFIP ». Il soulève des questions sur l’absence d’alerte face à l’extraction massive de données.
Les informations volées incluent des éléments cruciaux tels que les noms, prénoms, revenus fiscaux de référence, quotients familiaux et taux de prélèvement à la source. Bien que les données des professionnels soient jugées « moins sensibles » par la DGFIP, la précision des informations dérobées alimente des craintes de fraudes ciblées.
Avant cette attaque, ZeroBytes avait déjà fait parler d’eux en revendiquant des piratages de supermarchés Intermarché et de la Fédération française de handball. Ils ont également annoncé avoir volé des données d’un grand opérateur téléphonique français et d’un groupe hôtelier, bien que ces entreprises n’aient pas confirmé les faits. Le groupe a expliqué son choix de cibler des organisations françaises par leur prétendue « facilité à pirater ».
Les conséquences légales pour les membres de ZeroBytes pourraient être sévères, avec un risque de sept ans de prison pour « extraction frauduleuse de données ». La situation met en lumière les défis croissants en matière de cybersécurité et la nécessité d’une vigilance accrue pour protéger les informations sensibles des citoyens.
