
Bercy confirme le piratage des impôts touchant près de 700 000 personnes.
Le 13 août dernier, une cyberattaque d’envergure a été revendiquée, ciblant la plateforme des impôts en France. L’administration fiscale a depuis confirmé l’incident, bien qu’elle n’ait pas fourni de chiffres détaillés concernant l’ampleur du piratage.
Le ministère de l’Action et des Comptes publics a déclaré qu’un « acteur malveillant a revendiqué un accès illégitime au système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), intervenu fin juin 2026 ». Cependant, le chiffre avancé de 678 000 lignes de données n’a pas été authentifié par les autorités.
Des enquêtes sont actuellement en cours pour évaluer la nature des données compromises et le nombre d’usagers touchés. L’administration assure que les personnes concernées recevront des informations précises sur les données qui auraient pu être consultées ou extraites. Selon des sources spécialisées, le piratage impliquerait des informations tant sur des particuliers que sur des entreprises, avec environ 392 867 comptes de particuliers et 285 570 comptes professionnels potentiellement affectés.
Le pirate, qui pourrait être lié à une récente fuite impliquant Intermarché Drive, aurait accès à des informations sensibles telles que « noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales et informations sur les biens détenus ». De plus, il semble que le revenu fiscal de référence des usagers concernés soit également inclus, ce qui pourrait accroître les risques de cambriolages ciblés.
Plus alarmant, le hacker a affirmé avoir « toujours accès au compte DGFiP », ce qui lui a permis d’extraire ces données. En réponse, Bercy a mis en place des mesures de sécurité renforcées pour empêcher de futurs accès non autorisés. Conformément aux exigences légales, cet incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Cet événement s’inscrit dans une série de cyberattaques ayant récemment touché des institutions publiques, notamment l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS), La Poste, et l’Éducation nationale, sans oublier une précédente attaque contre la DGFiP.
Face à cette situation préoccupante, il est conseillé aux usagers de rester vigilants vis-à-vis des courriels ou communications électroniques prétendument envoyés par l’administration fiscale. Les personnes dont les comptes sont affectés seront informées dans les semaines à venir.
