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À partir de 2026, les lycéens franciliens auront un Chromebook Asus.

Dès septembre 2026, les lycéens franciliens qui entrent en Seconde reçoivent un Chromebook Asus sous ChromeOS à la place d’un PC Y13 de Windows. Les élèves déjà en Première ou en Terminale gardent leur PC Windows jusqu’au bac.


Dès septembre 2026, les lycéens d’Île-de-France qui entreront en Seconde échangeront leur PC Windows contre un Chromebook Asus fonctionnant sous ChromeOS. Ce changement de matériel représente surtout un passage vers l’univers de Google.

Depuis 2019, chaque élève entrant au lycée en Île-de-France reçoit un ordinateur portable. Jusqu’à présent, il s’agissait d’un PC Y13 fourni par Unowhy, sous Windows.

À la rentrée 2026, les élèves de Seconde recevront un nouveau modèle, le Chromebook Asus CM14 (référence CM1406CM4A). Ce modèle fonctionne sous ChromeOS, le système d’exploitation créé par Google, centré sur le navigateur et le cloud.

Ce changement concerne uniquement les nouveaux entrants en Seconde. Les élèves déjà en Première ou en Terminale conserveront leur ancien PC Windows jusqu’à la fin de leur scolarité. Concrètement, les deux types de machines cohabiteront pendant deux ou trois ans, jusqu’à ce que la dernière promotion équipée de Y13 termine son cursus.

Le CM14 n’est pas un modèle particulièrement puissant, mais cela n’est pas nécessaire. Il est équipé d’une puce MediaTek Kompanio 540, un processeur ARM à huit cœurs (similaire à ceux des smartphones), avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Ces caractéristiques sont suffisantes pour faire fonctionner un navigateur, rédiger des documents et naviguer entre les onglets, domaine d’excellence de ChromeOS. Toutefois, tout est soudé à la carte mère, donc il n’y a pas de possibilité d’évolution ultérieure.

L’écran est un modèle de 14 pouces en Full HD, antireflet, couvrant 86 % de la façade. Correct pour travailler sur un document ou naviguer, il reste cependant peu lumineux, avec une couverture d’à peine 45 % de l’espace colorimétrique NTSC, donnant des couleurs ternes. Au niveau de la connectique, on trouve un port HDMI, deux ports USB-C, deux ports USB classiques et une prise casque. Selon Asus, le CM14 pèse 1,32 kg et promet jusqu’à 23 heures d’autonomie. Ce chiffre est à considérer avec précaution, mais il devrait suffire à couvrir plusieurs journées de cours sans nécessiter une prise.

Le véritable changement réside dans l’approche tout en ligne. L’élève se connecte à l’aide de ses identifiants monLycée.net, l’espace numérique de travail (ENT) déjà en place. Tous ses documents sont automatiquement sauvegardés dans le Drive de cette plateforme régionale, sans stockage local. Les 128 Go de mémoire servent principalement d’interface entre le Chromebook et le cloud.

Étrangement, bien que ce système provienne de Google, la Région a décidé de ne pas préinstaller la suite Google Workspace sur ces appareils. Microsoft 365 est accessible, mais uniquement en version web.

Sans connexion internet, le Chromebook perd l’essentiel de sa fonctionnalité, même si une application de prise de notes fonctionne hors ligne. Lors du premier démarrage, une connexion au Wi-Fi du lycée est requise. Cela repose donc sur un pari : que le réseau des établissements puisse supporter un grand nombre d’élèves connectés simultanément.

La distribution des appareils se fait via une application régionale et un QR code personnel remis au lycée, avec une confirmation envoyée aux parents par Pronote.

Le service après-vente est pris en charge par Asus et le réseau Fnac-Darty, ce qui évite le recours à un envoi postal.

Enfin, une fois le baccalauréat obtenu, l’élève devient pleinement propriétaire de son Chromebook : le contrôle à distance de la Région est désactivé, et la machine devient libre d’utilisation. Ceux qui ne souhaitent pas la garder peuvent la retourner pour le recyclage.

Il est important de noter que ce passage vers Google intervient alors que plusieurs administrations européennes cherchent à se distancer des logiciels américains. Comme le souligne Mac4Ever, la Région a pris quelques mesures de précaution : le stockage s’effectue via le Drive de monLycée.net et non celui de Google, avec l’administration du parc informatique assurée par une société française, idruide. Néanmoins, l’appareil demeure un Chromebook, conçu autour du compte Google, habituant une génération entière à l’univers d’une grande entreprise américaine dès le lycée.

Pour un usage scolaire, le CM14 est un choix judicieux : léger, durable, facile à administrer à grande échelle et sans coût pour les familles. Son principal inconvénient reste sa dépendance à la connexion réseau, un enjeu crucial quand l’ensemble d’une classe se connecte simultanément. Dans l’ensemble, difficile de critiquer une dotation publique aussi bien pensée.