
Train : Velvet autorisée à rivaliser avec la SNCF sur les lignes à grande vitesse de l’Ouest
Les usagers des trains peuvent se réjouir, car le paysage ferroviaire français est en pleine transformation. La domination historique de la SNCF s’efface peu à peu, laissant place à de nouvelles alternatives.
Ce mardi matin, Velvet, une entreprise ferroviaire privée, a annoncé avoir obtenu sa licence d’exploitation sur le réseau français. Cette licence lui permettra de proposer des services de trains à grande vitesse sur quatre lignes majeures de l’Ouest : Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Angers et Paris-Rennes, avec un lancement prévu pour 2028.
Le ministère des Transports a délivré cette licence, un document essentiel qui atteste que Velvet remplit les conditions juridiques et financières nécessaires pour opérer dans le secteur ferroviaire. Toutefois, pour faire circuler ses trains, la société doit également obtenir un Certificat de Sécurité Unique (CSU), garantissant sa capacité à gérer les risques et à assurer la sécurité de ses opérations.
Rachel Picard, présidente de Velvet et ancienne dirigeante de la SNCF, a souligné l’importance de cette étape réglementaire. « Ce premier sésame nous permet de commencer à préparer nos futures circulations, notamment en commandant des « sillons », les droits de passage à des horaires précis, auprès de SNCF Réseau », a-t-elle déclaré. Velvet a levé un milliard d’euros avec l’aide du fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners, dont 850 millions ont été investis dans l’acquisition de douze trains Avelia Horizons, identiques à ceux que la SNCF mettra en service cette rentrée.
Malgré ces avancées, la SNCF maintient une position dominante sur le réseau à grande vitesse. Bien que le marché ferroviaire européen ait été ouvert à la concurrence, la SNCF continue d’exploiter la majorité des lignes. Cependant, depuis fin 2021, elle fait face à la concurrence de Trenitalia, la société italienne qui dessert des trajets comme Paris-Lyon et Paris-Marseille, et qui prévoit d’étendre ses services à Paris-Londres d’ici 2030. D’autres acteurs, tels que Virgin, se positionnent également sur le marché.
De nouveaux projets émergent, comme ceux de la société Le Train, basée à Bordeaux, ou de Kevin Speed qui envisage un train à grande vitesse de type omnibus, capable de desservir des villes comme Lille, Strasbourg et Lyon, avec des arrêts dans chaque gare intermédiaire.
