
Sextape à Saint-Etienne : l’ex-maire Gaël Perdriau condamné à 4 ans ferme en appel
L’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été condamné ce jeudi à Lyon à une peine de cinq ans de prison, dont un an avec sursis, dans le cadre de l’affaire de la sextape. Cette affaire, qui a fait grand bruit, a été mise en lumière par Mediapart le 26 août 2022.
Les faits remontent à 2014, lorsque Gilles Artigues, alors premier adjoint, a été filmé à son insu dans une chambre d’hôtel à Paris en compagnie d’un escort-boy. À partir de 2016, Perdriau et ses complices ont commencé à le faire chanter, cherchant à limiter son influence croissante au sein de la préfecture de la Loire.
Le tribunal a infligé une peine identique à celle prononcée en première instance, bien que la durée d’inéligibilité ait été portée à dix ans, contre cinq précédemment. En revanche, cette décision est plus sévère que les réquisitions du procureur, qui avaient demandé cinq ans de prison, dont trois ferme.
Outre Gaël Perdriau, d’autres personnes impliquées dans cette affaire ont également été jugées. Son ancien directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, l’ex-adjoint à l’éducation, Samy Kéfi-Jérôme, et Gilles Rossary-Lenglet, considéré comme l’instigateur du complot, ont comparu en septembre 2025 pour des accusations de chantage, complicité de chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics. Le 1er décembre 2025, ils avaient été condamnés, entraînant la destitution immédiate de Perdriau de son poste de maire.
Le procès en appel pour trois des condamnés, Gauttieri ayant renoncé à faire appel, s’est tenu en juin. Les peines ont été prononcées ce jeudi. Gilles Rossary-Lenglet a écopé de quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, tandis que Samy Kéfi-Jérôme, qui a fait appel uniquement concernant le détournement de fonds, a reçu une amende de 40 000 euros et cinq ans d’inéligibilité.
