
Royaume-Uni : Andy Burnham, nouvellement élu, promet des réformes sociales profondes
Son arrivée à Downing Street marque la fin de quatorze années de domination des conservateurs. À peine investi dans ses fonctions de Premier ministre, Andy Burnham a promis d’implémenter un programme axé sur des changements profonds.
Âgé de 56 ans, le successeur de Keir Starmer, qui a démissionné, a déclaré vouloir engager « les changements les plus profonds de ces quarante dernières années » au Royaume-Uni, et s’efforcer de « redonner de l’espoir » aux citoyens.
Réindustrialisation et enjeux sociaux
« Le Royaume-Uni doit montrer au monde qu’il est capable de retrouver sa stabilité », a-t-il souligné, ajoutant qu’il souhaite réindustrialiser le pays, construire davantage de logements sociaux et établir une « nouvelle économie » où les services essentiels seraient davantage contrôlés par l’État.
En mettant l’accent sur les enjeux sociaux, il a promis d’agir « maintenant pour offrir aux gens un peu de répit et les aider à faire face au coût de la vie », sans toutefois préciser les mesures envisagées.
Lors de ce discours, il a également fait de la lutte contre le sans-abrisme une priorité. Il a consacré son premier déplacement, lundi matin, à un refuge pour personnes sans domicile fixe.
Félicitations de l’étranger
Peu avant, Andy Burnham, devenu vendredi chef du Labour après avoir été plébiscité par les députés travaillistes, a été officiellement chargé par le roi Charles III de former un nouveau gouvernement, lors d’un entretien au palais de Buckingham. Le nouveau gouvernement devrait être annoncé dans l’après-midi.
Andy Burnham a reçu les félicitations de plusieurs dirigeants étrangers, notamment Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre australien Anthony Albanese. Le président du Conseil européen, António Costa, s’est réjoui de la possibilité d’approfondir la « coopération » entre Londres et Bruxelles.
Andy Burnham a également annoncé qu’il s’entretiendrait lundi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour lui confirmer le soutien « à 100 % » du Royaume-Uni dans la guerre face à la Russie.
