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Radio : Changement des fréquences FM prévu cette semaine, pourquoi ?

Les auditeurs de Radio France vont devoir adapter leurs habitudes. À partir de ce mercredi 22 juillet, les fréquences FM des stations franceinfo, France Musique et Ici (anciennement France Bleu) vont changer dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Toulouse, Rennes et Nantes. Pour continuer à les écouter, les auditeurs concernés devront modifier les fréquences FM sur leur poste de radio ou opter pour un autre mode de diffusion numérique, tel qu’Internet ou le DAB +, la radio numérique terrestre.

Pour déterminer si vous êtes affecté par ce changement, Radio France a mis en ligne un moteur de recherche permettant de vérifier si votre localité est concernée. Mais pourquoi cette modification des fréquences FM ? Cela s’explique principalement par des considérations financières. Dans un contexte budgétaire difficile, Radio France souhaite tirer parti du développement de la radio numérique terrestre pour se débarrasser d’environ 300 fréquences FM, ce qui représente 12 % de son parc. Cette économie est estimée à « 3,9 millions d’euros par an », souligne le groupe audiovisuel public.

France Musique sera la station la plus touchée par ce changement en raison d’un échange de fréquences avec franceinfo. « Cette opération a pour effet d’augmenter la couverture en FM de la population par franceinfo alors que celle de France Musique diminuera », précise l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel, qui a autorisé ces évolutions du réseau de diffusion FM de Radio France début juillet.

Ainsi, la station musicale de Radio France disparaîtra de la bande FM dans plusieurs villes, tandis que franceinfo renforcera sa présence en récupérant les fréquences de sa voisine. « France Musique engage une transition vers un modèle de diffusion hybride FM/DAB +/IP en phase avec son auditoire », justifie Radio France.

Le 31 août 2026, sa radio hip-hop Le Mouv’ cessera également d’émettre sur la bande FM pour devenir une radio 100 % digitale. Environ une trentaine de fréquences seront libérées dans les principales villes de France, avec un appel à candidatures lancé auprès des radios privées. Les noms des candidats retenus par l’Arcom seront annoncés cet automne.