
Qui sont les vélis, nouveaux véhicules urbains après vélos-cargos et micro-voitures
Les véhicules intermédiaires, souvent appelés « vélis », occupent une place nouvelle entre le vélo et la voiture. L’Ademe les présente comme une solution plus sobre et plus légère que l’automobile, avec des usages déjà visibles dans les villes et, de plus en plus, dans certains territoires ruraux.
Des engins à mi-chemin entre deux mondes
La source les rattache à la catégorie L, celle qui regroupe aussi des motos et des voiturettes sans permis. Leur point commun est d’offrir davantage de protection, de vitesse et de capacité d’emport qu’un vélo classique, tout en restant plus économes et plus faciles à réparer qu’une voiture. L’Ademe met en avant ces qualités pour encourager leur diffusion en France.
Plusieurs modèles sont déjà connus du grand public. Les vélos-cargos se sont installés dans les usages de certaines familles et de livreurs. Les micro-voitures, comme la Citroën Ami, rencontrent aussi un public jeune. Pour Gabriel Plassat, qui pilote le programme eXtrême Défi Mobilité à l’Ademe, cette diversité montre que ces véhicules répondent à des besoins concrets.
Une offre qui s’élargit, mais une diffusion encore limitée
De nouveaux engins doivent être présentés à Rennes lors du 4e salon national des véhicules intermédiaires, annoncé pour lundi et mardi. Parmi eux figurent Midipile, un petit utilitaire électrique à pédales, Sorean, un quadricycle à assistance électrique pour deux personnes, et Woodybus, un vélobus en bois destiné au transport scolaire.
Malgré cette offre, l’Ademe estime que la diffusion reste trop lente. Gabriel Plassat avertit que, sans accélération, le marché pourrait être occupé par des véhicules chinois. Selon lui, deux obstacles freinent encore l’adoption : le manque de visibilité de ces engins dans l’espace public et le manque de confiance des usagers.
Un enjeu pour les territoires et les flottes professionnelles
L’agence mène depuis plusieurs mois des expérimentations dans des zones rurales, où ces véhicules pourraient répondre à des besoins de déplacement quotidiens. L’argument avancé est aussi économique, dans un contexte de hausse des prix des carburants. La source indique que ces essais visent à montrer que les vélis peuvent constituer une alternative à la voiture pour certains trajets.
L’Ademe s’adresse également aux entreprises et aux collectivités, qui doivent désormais verdir leur flotte. Gabriel Plassat les invite à tester ces véhicules, en rappelant que chacun correspond à un usage précis. À terme, il souhaiterait que les vélis représentent entre 3 et 5 % des flottes professionnelles, sans préciser dans la source de calendrier ni de méthode pour atteindre cet objectif.
Ce qu’il faut retenir
- Les vélis sont des véhicules intermédiaires de catégorie L, situés entre le vélo et la voiture.
- L’Ademe met en avant leur sobriété, leur réparabilité et leur intérêt pour certains usages urbains ou ruraux.
- La diffusion reste limitée, avec deux freins cités dans la source : la visibilité et la confiance des usagers.
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