Quatre jeunes écroués pour avoir tenté de tuer Hichem Aboud
Quatre hommes, âgés de 19 à 22 ans, ont été mis en examen et écroués samedi à Paris pour leur implication présumée dans une tentative de meurtre, en février 2025 à Roubaix, concernant l’opposant algérien Hichem Aboud. Une information judiciaire a été ouverte en mars 2026 par le Parquet national antiterroriste, et trois jeunes ont été mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste.
Quatre hommes, âgés de 19 à 22 ans, ont été mis en examen et incarcérés samedi à Paris. Ils sont suspectés d’être impliqués dans une tentative de meurtre ayant eu lieu en février 2025 à Roubaix, visant l’opposant algérien Hichem Aboud, selon des sources proches du dossier.
Une information judiciaire a été ouverte en mars 2026 par le Parquet national antiterroriste. Trois des jeunes ont été inculpés pour tentative de meurtre en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, tandis que le quatrième a été mis en examen pour complicité de cette tentative de meurtre et pour association de malfaiteurs terroristes criminels, a confirmé une source judiciaire.
Les enquêteurs ont relevé l’existence d’un « contrat sur la tête » d’Hichem Aboud, un Algérien résidant à Roubaix, dans le cadre d’une enquête sur un autre dossier, relatif à un braquage de musée survenu en novembre 2024 près de Lyon. Ils ont alors découvert un groupe constitué via la messagerie cryptée Signal, menant à une équipe présumée d’exécuteurs, dont celui désigné pour tirer contre la somme de 10 000 euros, selon cette source proche.
En février 2025, cette équipe s’est rendue à Roubaix, disposant d’une « consigne de tuer et d’une adresse ». Le plan a échoué, car la cible n’était pas présente, selon les sources du dossier. L’avocate du tireur présumé, Marie Buisson, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce stade.
Samedi, les débats concernant le placement en détention provisoire des suspects se sont tenus à huis clos au tribunal de Paris. Le procureur a évoqué « de nombreuses investigations encore à effectuer » et a fait état de « beaucoup de mensonges et d’entraves dans cette enquête ».
L’un des jeunes suspects, aux cheveux fournis et à la barbe brune, est apparu calme dans le box, vêtu d’un pull camionneur. Ses avocats, Pierre Zientara et Ambroise Palle, ont décliné de commenter.
En plus des quatre suspects, une cinquième personne avait été placée en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source judiciaire. Toutefois, elle a été relâchée sans poursuite à ce stade, d’après une source proche du dossier.

