France

Prix des carburants : Bercy refuse une baisse de la fiscalité à la pompe

Le gouvernement français maintient sa position face à la flambée des prix des carburants, déclarant qu’il ne prévoit pas de mesures d’aide généralisées. Lors d’une réunion avec les distributeurs de carburant, Bercy a réaffirmé son « défavorable » à des solutions plus larges, malgré la pression croissante sur les consommateurs.

Actuellement, une réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants, déjà mise en œuvre dans d’autres pays, n’est pas envisagée. Selon les déclarations officielles, « la situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France. Le gouvernement continue de privilégier des aides ciblées, destinées aux ménages et entreprises les plus vulnérables, avec un budget global de 1,4 milliard d’euros.

Concernant le plafonnement des prix, le ministère de l’Économie a laissé entendre que chacun est libre de le faire, mais a souligné son opposition à cette approche, affirmant que « plafonner, c’est organiser la pénurie ». Néanmoins, il a été précisé qu’il n’y a pas de risque d’approvisionnement en carburant au niveau national.

Les prix à la pompe continuent d’atteindre des sommets. Mercredi à 11 heures, le prix moyen de l’essence SP95-E10, la plus couramment utilisée en France, s’élevait à 2,124 euros le litre, un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Le gazole, quant à lui, se vendait à 2,292 euros le litre. Ces montants représentent une augmentation de 23,5 % pour l’essence et de 33,3 % pour le gazole par rapport à la fin février. Ces chiffres ne tiennent pas compte de la Corse et des départements d’outre-mer.

Interrogé sur les conséquences de ces hausses sur les recettes fiscales, Bercy a noté que la consommation de carburant avait baissé en moyenne de 5,5 % en réponse aux prix élevés. À la fin août, les recettes fiscales liées aux carburants avaient augmenté de 9 millions d’euros par rapport à l’année précédente, avec une hausse de 304 millions d’euros de TVA nette compensant une diminution de 295 millions d’euros des accises perçues.