France

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin déclare vouloir « être candidat »

La compétition pour la présidence de la République française s’intensifie, avec de nouveaux candidats qui émergent. Ce dimanche, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a annoncé sa participation à la primaire de la gauche, marquant ainsi une étape supplémentaire dans la course. Parallèlement, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a également franchi un cap vers une éventuelle candidature.

Bien qu’il ne soit pas encore officiellement en campagne pour les élections prévues les 18 avril et 2 mai 2027, de Villepin a affirmé sur BFMTV : « Je veux être candidat à l’élection présidentielle, oui bien sûr. Et je le confirmerai quand la campagne électorale aura commencé. » Il a exprimé son scepticisme quant à l’absence de propositions concrètes à l’heure actuelle, déclarant que « pour le moment nous n’avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».

Actuellement, les sondages lui attribuent seulement 2 % des intentions de vote. De Villepin a d’ores et déjà écarté l’idée de participer à une primaire, qualifiant ce processus de « dernier gadget des désespérés » et affirmant que ce n’est « pas le bon mode de fonctionnement ».

Malgré son statut de candidat non déclaré, il n’hésite pas à critiquer ses concurrents, notamment Édouard Philippe, sur des questions d’immigration. Il a questionné les propos de Philippe concernant la nécessité de réviser le droit du sol à Mayotte, en s’interrogeant : « Si on remet en cause le droit d’asile à Mayotte, qu’est-ce qu’on fait sur l’Hexagone, le territoire national ? » Philippe, chef du parti Horizons, a récemment proposé un « moratoire total » sur l’immigration dans ce département d’outre-mer, incluant le droit du sol, le droit d’asile et le regroupement familial.

De Villepin a également dénoncé la « surenchère » dans le discours politique sur l’immigration, affirmant que ceux qui cherchent à introduire des exceptions mettent en péril le régime républicain. Il a ajouté que « Édouard Philippe fait le jeu du Rassemblement national », en insinuant que sa position pourrait être préférée à celle de Marine Le Pen.

Enfin, il a critiqué la promesse du Rassemblement national d’organiser un référendum sur l’immigration, répétée récemment par Jordan Bardella, la qualifiant d’« énième surenchère » qui, selon lui, place le parti d’extrême droite « en dehors des règles républicaines ».