
Guerre au Moyen-Orient : Les Etats-Unis relancent les frappes sur l’Iran, riposte de Téhéran
Les tensions au Moyen-Orient connaissent une nouvelle montée, marquée par des frappes militaires qui rappellent la volatilité de la région. Après plusieurs semaines de stratégie axée sur la pression économique pour contraindre Téhéran, les États-Unis ont lancé des attaques sur l’île iranienne de Larak, dimanche dernier, marquant leur première action militaire depuis un mois.
Le porte-parole du Commandement central américain pour le Moyen-Orient, Tim Hawkins, a précisé que « les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak », qui se trouve dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale. Cette opération a été déclenchée après que des éléments des Gardiens de la Révolution islamique ont été repérés en train de préparer des roquettes munies de mines marines destinées à être lancées dans le détroit. Les conséquences de cette attaque ont été tragiques, avec un bilan de deux morts et deux blessés, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.
En réponse à ces frappes, les Gardiens de la Révolution ont menacé de représailles, déclarant avoir ciblé des installations militaires américaines situées sur deux bases aériennes en Jordanie. Ils ont averti que « tout acte d’hostilité se heurtera à des représailles encore plus puissantes ».
Au cours du dernier mois, les hostilités avaient semblé s’atténuer, bien que des échanges sporadiques de tirs aient persisté, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime, par lequel transitaient avant la guerre environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est devenu un point névralgique du conflit entre les États-Unis et l’Iran, Téhéran cherchant à contrôler son accès.
Face à cette situation, les États-Unis ont instauré un blocus des ports iraniens, affirmant leur volonté de « protéger la libre circulation des échanges commerciaux sur cette voie navigable essentielle ». Le CENTCOM a aussi annoncé avoir « achevé le déminage des voies de navigation internationales » pour garantir la sécurité maritime.
En avril, un cessez-le-feu avait permis de mettre fin à près de 40 jours de bombardements intenses, suivi en juin par un protocole d’accord visant à établir une paix durable. Cependant, cet accord a été rapidement compromis en juillet avec la reprise des combats, laissant les négociations dans un état d’impasse.
