
Pédocriminalité : 675 incarcérations depuis le 8 juin, d’après Darmanin.
Depuis le 8 juin, environ 1.350 informations judiciaires ont été ouvertes, ce qui représente près de quatre fois plus que l’année précédente à la même période. Quelque 970 dossiers de pédocriminalité ont été identifiés comme prioritaires, impliquant des auteurs identifiés ayant des antécédents judiciaires et des victimes toujours mineures.
Des centaines de personnes sont en prison et près d’un millier de dossiers ont été reclassés comme « prioritaires ». À la suite des discussions sur la justice provoquées par la mort de Lyhanna, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a présenté ce mercredi les premiers résultats de la « mobilisation générale » des magistrats. Il avait demandé à tous les parquets d’examiner l’ensemble des plaintes déposées après l’enlèvement de la fillette de 11 ans dans le Gers.
Ainsi, environ 1.350 informations judiciaires ont été initiées depuis le 8 juin, ce qui représente près de quatre fois plus que l’année précédente à la même période, a souligné le garde des Sceaux lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. En outre, environ 675 personnes ont été incarcérées depuis le 8 juin. Au total, 69.626 dossiers ont été réévalués sur l’ensemble du territoire (soit 82 % du « stock national », selon un communiqué du ministère de la Justice), et les procureurs ont enregistré 85.047 plaintes.
Près d’un millier de dossiers de pédocriminalité ont été classés « prioritaires ». Cette réévaluation a notamment permis d’identifier 970 dossiers jugés prioritaires, c’est-à-dire dans lesquels l’auteur est identifié, a des antécédents judiciaires et où la victime est toujours mineure.
Gérald Darmanin doit également rencontrer individuellement les 36 procureurs généraux d’ici à la fin juillet pour examiner les résultats par ressort, identifier les difficultés locales et établir les priorités opérationnelles. Le ministère affirme bien vouloir continuer les efforts entrepris pour que chaque dossier de violences sexuelles sur mineur bénéficie d’un suivi renforcé et d’une réponse pénale rapide.
La mort de Lyhanna et le fait que le principal suspect de son meurtre, Jérôme Barella, avait déjà été visé par des plaintes pour des agressions sexuelles sur mineurs sans jamais avoir été entendu, ont suscité une forte émotion et une mobilisation questionnant le rôle de la justice. Le ministre de la Justice avait alors affirmé qu’il n’avait « ni manqué de moyens, ni de lois ».
