
Olivier Faure évoque les espoirs du PS : Hollande à 3 % devenu président
« Un autre futur est envisageable », a affirmé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, lors de la clôture des journées d’été de son parti. Il a exprimé sa conviction que le « bloc central va s’effondrer » après une décennie de présidence d’Emmanuel Macron.
Devant une assemblée de plusieurs centaines de militants, il a déclaré : « Emmanuel Macron a manqué son rendez-vous avec l’histoire de ce pays, avec la quête de justice des Français. C’est fini. Ses anciens Premiers ministres peuvent s’en couvrir de cendres, c’est fini. Le bloc central va s’effondrer. C’est terminé ! » Bien que Ségolène Royal ait été présente, tous les autres candidats à la primaire étaient absents. Les militants ont scandé son nom en signe de soutien.
Olivier Faure a également souligné que la question cruciale est désormais de savoir qui sera chargé de la reconstruction du PS. Il a promis que le parti serait « au rendez-vous » pour la prochaine présidentielle et qu’il défendrait « la loi du plus juste ».
À l’approche de l’examen du dernier budget sous l’ère Macron, il a annoncé qu’il n’hésiterait pas à censurer le projet si celui-ci était élaboré par Gabriel Attal et Édouard Philippe, avec le soutien de l’extrême droite. Il a insisté sur le fait que le PS n’a « jamais refusé » le dialogue concernant le budget, mais qu’il viendrait avec ses propres propositions. Il a exprimé des doutes quant à la capacité du Premier ministre à obtenir un compromis avec ses prédécesseurs, alors que ceux-ci souhaitent rapprocher le net du brut par une réduction des cotisations sociales.
Concernant sa propre candidature à la primaire de la gauche socialiste et démocratique, il a évoqué plusieurs propositions, dont la création d’un « fonds national » pour aider les familles modestes à accéder à des courses à des prix réduits, garantissant une alimentation suffisante en quantité et en qualité. Il a également proposé l’établissement d’un grand service public de la lecture.
Suite à la crise climatique de l’été, il a plaidé pour la mise en place d’un fonds national et européen, doté de ressources pérennes, pour investir sur 20 ou 30 ans dans la transition écologique. Il a proposé de suspendre les dividendes pour les entreprises qui ne s’engagent pas dans une transformation écologique significative.
Enfin, en ce qui concerne les prochaines élections, Olivier Faure a exhorté à ne pas prêter attention aux critiques et aux sondages, rappelant que « François Hollande a commencé à 3 % et est devenu président de la République ». Il a ajouté : « Rien ne se passe jamais comme prévu ! », tout en étant conscient que les sondages le placent actuellement à 5 %.
