Nos internautes ne remettent pas en question le rôle du père à l’accouchement.
Lundi, la journaliste France Pierron a critiqué le footballeur Jérémy Doku, qui a quitté momentanément sa sélection pour assister à la naissance de son fils. Shireen Raymond a donné naissance lundi à un petit garçon prénommé Praise.
Inutile ou indispensable ? C’est la question que nous avons posée lundi suite aux déclarations controversées de la journaliste France Pierron, qui a critiqué le footballeur Jérémy Doku, ayant temporairement quitté sa sélection pour assister à la naissance de son fils. Ses propos ont provoqué une vive réaction et ont choqué la majorité des lecteurs de 20 Minutes qui nous ont répondu. Nombre d’entre eux ont partagé des moments intimes de leur vie, affirmant tous ou presque l’importance du rôle du père lors de l’accouchement.
« Les médecins soignent, les sages-femmes accompagnent et le père apporte quelque chose que personne d’autre ne peut remplacer : la présence, la confiance et l’amour dont la mère a besoin lorsque tout vacille », explique Yann, 35 ans, papa depuis quelques jours. « Pendant que les équipes médicales faisaient leur travail, mon rôle était d’être là. Lui tenir la main. L’aider à comprendre ce qui se passait. La rassurer quand l’anesthésie commençait à agir. Lui rappeler que l’objectif était simple : mettre au monde ! », ajoute-t-il.
Nicolas, 38 ans, évoque également « le soutien moral » qu’il a apporté à sa femme durant l’attente et l’accouchement. « Je l’ai aidée à supporter l’attente et la douleur des contractions avec des moments de complicité, de rires et de réflexion. » Il réagit aussi à l’utilisation du terme « figurant » employé par France Pierron, qui a depuis été suspendue par sa direction : « Ce n’est pas de la figuration que de rassurer, soulager et aider sa compagne, c’est un acte de premier ordre. »
Dans certains cas, les papas peuvent être sollicités par l’équipe médicale. Jean-Claude a été appelé par le gynécologue lorsque son bébé avait des difficultés à sortir, car la maman était épuisée. « Il n’y avait pas assez de force pour appuyer sur le bas-ventre. » Cédric, quant à lui, a dû rapidement assumer ses responsabilités de père en réalisant « le bain, le nettoyage du nombril, la pesée et le biberon » de son nouveau-né.
Pour Marien, la présence du papa durant l’accouchement est essentielle. « Pour se sentir père, pour rendre concrète une attente pas toujours simple à vivre », souligne-t-il. François ajoute : « C’est le moment où l’on prend réellement conscience de notre responsabilité de père, car jusque-là, seule la maman ressentait physiquement la venue de ces deux petits. » James pense aussi que « la présence du conjoint est surtout une assistance morale » lors de l’accouchement.
Les mamans qui ont répondu évoquent également le rôle crucial de leur partenaire. « Comme j’avais fait tout mon suivi de grossesse en dehors de l’hôpital, il était le seul visage familier dans ce moment si intense. Il a tout pris en charge, de l’admission aux formalités administratives, des choses que je n’aurais jamais pu gérer dans cet état. Nous avons vraiment formé une équipe du début à la fin. »
Manon rend hommage à son partenaire : « Son soutien et sa présence ont été précieux. Il m’a tour à tour divertie, encouragée, soulagée, et je n’envisage pas que ce moment se déroule sans lui. » Un message de tendresse qui s’adresse également à Jérémy Doku et à son épouse Shireen Raymond, qui ont accueilli lundi un petit garçon prénommé Praise.
