Belgique

Sécheresse en Wallonie : la Meuse, option pour le kayak.

À Dinant, les longues descentes sur la Lesse ont été suspendues, ce qui représente un important manque à gagner pour les loueurs de kayaks. Le week-end dernier, près de 1.000 personnes ont participé à une activité de kayak sur un tronçon de l’Ourthe à Durbuy, où une corde a été installée à environ deux kilomètres du point de départ.


À Dinant, les longues descentes sur la Lesse ont été suspendues. Pour les loueurs de kayaks, cette fermeture en pleine saison représente un important manque à gagner. L’exploitant propose donc un parcours alternatif : une balade de 4 kilomètres sur la Meuse, permettant aux visiteurs de profiter des paysages de la vallée mosane et de remonter un petit tronçon de la Lesse avant de revenir au point de départ. Des activités de canotage sont également proposées au départ d’Anseremme. Il convient de noter que la baignade est interdite dans la Meuse.

À Durbuy, une alternative a également été mise en place sur un tronçon de l’Ourthe situé à proximité d’un barrage. Une corde a été installée à environ deux kilomètres du point de départ, dans une zone où la profondeur de l’eau est suffisante pour permettre la pratique du kayak. Les participants pagaient jusqu’à cette limite avant de faire demi-tour. La proximité du barrage permet de maintenir un niveau d’eau suffisant sur ce tronçon, malgré la sécheresse. Une alternative qui attire tout de même du monde : le week-end dernier, près de 1.000 personnes ont participé à cette activité à Durbuy.

Autre solution pour les amateurs de kayak : les plans d’eau. Situé dans les Ardennes belges, entre Houffalize et La Roche-en-Ardenne, le lac de Nisramont permet de pratiquer l’activité sur un lac de barrage, indépendamment du débit des petites rivières. Les Lacs de l’Eau d’Heure sont également accessibles, où les visiteurs peuvent pratiquer le kayak, mais aussi le paddle, la voile et d’autres activités nautiques. Ces sites présentent un avantage majeur : ils ne dépendent pas directement du niveau des cours d’eau naturels.

Les exploitants restent néanmoins prudents. Les fortes chaleurs et les eaux stagnantes peuvent favoriser le développement de bactéries. Si des analyses révèlent une mauvaise qualité de l’eau sur un plan d’eau ou un cours d’eau peu alimenté, les autorités communales et le Service public de Wallonie peuvent décider d’interdire temporairement les activités nautiques. Même les solutions alternatives restent donc tributaires des conditions météorologiques.

Les informations relatives aux cours d’eau autorisés à la navigation sont disponibles sur le site du Service public de Wallonie, et les différents exploitants de kayaks communiquent régulièrement les activités qu’ils sont encore en mesure de proposer. Étant donné que les conditions de navigation peuvent évoluer rapidement, il est conseillé de se renseigner avant de prendre la route.