
Le gouvernement autorise la préparation du terrain pour futurs réacteurs à Gravelines.
Le projet d’EDF prend un tournant décisif à Gravelines. Avec le feu vert du gouvernement, l’entreprise énergétique peut désormais débuter les travaux préparatoires pour l’implantation de nouveaux réacteurs de génération EPR2 au sein de sa centrale nucléaire située dans le Nord de la France.
Cette autorisation environnementale permet à EDF de se lancer dans des opérations essentielles pour préparer le site à l’accueil des futures unités de production. Parmi les activités à réaliser figurent la viabilisation des plateformes, la création des installations nécessaires au chantier, ainsi que la relocalisation du terminal ferroviaire. De plus, des travaux de terrassement et l’édification d’une enceinte étanche sous les futurs bâtiments de production sont également au programme, sans oublier le renforcement du sol.
Il est important de noter que ce décret ne marque pas le début de la construction des réacteurs eux-mêmes. En effet, il autorise uniquement EDF à entamer les premières étapes de préparation du site, sans pour autant lancer la construction des infrastructures destinées à recevoir des matières nucléaires ou à garantir la sûreté nucléaire.
Le projet prévoit également des mesures de protection de l’environnement, telles que la relocalisation de la faune et de la flore à préserver, qui sera effectuée durant des périodes propices. EDF a précisé que l’autorisation environnementale impose des prescriptions strictes concernant la gestion de l’eau, la préservation de la biodiversité, la protection des espèces et des habitats naturels, ainsi que le suivi environnemental du chantier.
Le plan d’Emmanuel Macron, annoncé en février 2022, vise la construction de six réacteurs nucléaires à eau pressurisée de nouvelle génération, avec une option pour en ajouter huit autres. Les sites sélectionnés pour les trois premières paires incluent Gravelines, ainsi que Penly en Seine-Maritime et Bugey dans l’Ain. La mise en service de la première paire en Normandie est envisagée pour 2038.
À Gravelines, deux réacteurs EPR de 1 600 MW chacun sont projetés sur un site qui abrite déjà six réacteurs de 900 MW. Ce développement revêt une importance particulière pour le territoire dunkerquois, qui cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à décarboner son industrie. La décision finale d’investissement pour ces six nouveaux réacteurs EPR2 est attendue d’ici la fin de l’année 2026.
