France

Le bénéfice de la SNCF dépasse un milliard d’euros au premier semestre.

La situation financière de la SNCF est encourageante. Les revenus considérables qui affluent dans ses caisses lui permettent de diminuer son endettement et d’investir dans la modernisation d’un réseau ferroviaire vieillissant.

Entre janvier et juin, le bénéfice net du groupe ferroviaire public a atteint 1,18 milliard d’euros, contre 950 millions l’année précédente, soit une augmentation de 19 %. C’est la première fois depuis « plus de six ans » que le bénéfice dépasse le milliard d’euros, a déclaré Laurent Trevisani, directeur général délégué. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 21,9 milliards d’euros, en hausse de 2 %.

Le PDG Jean Castex a jugé la performance financière « satisfaisante » dans un contexte climatique et macroéconomique « particulièrement difficile » : il a évoqué les « tempêtes hivernales » de janvier et février, les « épisodes précoces de canicules en mai et juin » qui ont entraîné des annulations de trajets sur des trains Intercités trop anciens pour supporter les températures élevées, ainsi que les « tensions géopolitiques ». L’impact des aléas climatiques est estimé à « plus de 100 millions d’euros » de manque à gagner sur le chiffre d’affaires du semestre, tant en France qu’en Espagne, a précisé Laurent Trevisani.

Le groupe a surtout bénéficié d’une « hausse significative de la fréquentation » de sa principale filiale, SNCF Voyageurs, ainsi que d’une augmentation de 1 % des trains en circulation sur le réseau, ce qui a entraîné une hausse des péages perçus par la deuxième filiale, SNCF Réseau, responsable des infrastructures. Un nombre « record » de voyageurs a emprunté le TGV, avec une augmentation de 2,8 % pour atteindre 83,4 millions de passagers, tandis que le trafic des trains franciliens (Transilien) a augmenté de 4,1 % et celui des trains régionaux hors Île-de-France (TER) de 2,3 %. En revanche, le trafic des Intercités a diminué de 3,8 %.

Au total, le chiffre d’affaires de SNCF Voyageurs a progressé légèrement moins vite que le trafic, avec une augmentation de 1,3 % pour atteindre 10,56 milliards d’euros. Celui de SNCF Réseau, qui gère l’entretien des voies, a augmenté de 3,2 % pour atteindre 4,22 milliards d’euros.

La SNCF « souhaite être en capacité d’offrir des prix de billets de TGV accessibles », a expliqué Laurent Trevisani, récemment nommé président de SNCF Voyageurs après le départ annoncé de Christophe Fanichet. Il a ajouté que la hausse des tarifs avait été « inférieure à l’inflation » durant les six premiers mois de l’année.

La SNCF a également profité de ses bons résultats pour réduire son endettement de 690 millions d’euros par rapport à la fin de l’année 2025. L’entreprise ferroviaire a également financé un important programme d’investissement pour moderniser ses infrastructures vieillissantes et acquérir de nouveaux matériels roulants : 4,9 milliards d’euros ont été consacrés à ces projets au cours des six derniers mois, ce qui constitue une « réponse de fonds au changement climatique », selon Laurent Trevisani.