
Guerre en Ukraine : Les Etats-Unis envisagent de nouvelles sanctions contre la Russie
Le refroidissement des relations entre les États-Unis et le Kremlin se confirme concernant la guerre en Ukraine. Le Sénat américain a en effet avancé mardi un nouveau paquet de sanctions significatives à l’encontre de la Russie, grâce à un vote de procédure qui a bénéficié d’un large soutien tant des élus républicains que démocrates.
Ce texte doit désormais être soumis à un vote final des sénateurs avant d’être transmis à la Chambre des représentants, qui devra également l’adopter.
Le vote a eu lieu de manière symbolique le premier jour des funérailles de Lindsey Graham, sénateur républicain à l’origine de cette proposition de loi, décédé le 11 juillet. Volodymyr Zelensky était présent mardi à Washington pour les cérémonies d’hommage à cet élu, fervent défenseur de la cause de Kiev face à l’invasion russe. Reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump, le président ukrainien a également rencontré plusieurs sénateurs avant le vote pour plaider en faveur de ces sanctions.
Le projet de loi vise à cibler le secteur des hydrocarbures russes en imposant notamment des droits de douane de 500 % sur les importations en provenance de Russie, y compris le gaz et le pétrole. Il prévoit également des droits de douane de 100 % sur les principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, tels que la Chine et l’Inde. En cas d’adoption, de nouvelles sanctions seront également imposées sur le président russe Vladimir Poutine ainsi que sur d’autres hauts responsables.
Pour la première fois, les États-Unis cibleraient également la flotte fantôme de la Russie, ces navires utilisés par Moscou pour contourner les embargos occidentaux depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
La veille de son décès, Lindsey Graham avait annoncé, en compagnie d’autres sénateurs républicains et démocrates, avoir obtenu l’accord de la Maison-Blanche pour faire adopter ces nouvelles sanctions sur les hydrocarbures produits par la Russie, des mesures qui avaient jusqu’alors été bloquées par Donald Trump.
Le vote de mardi ne devrait pas réjouir Xi Jinping. La Chine, l’un des principaux acheteurs de pétrole russe, avait déclaré à la mi-juillet s’opposer à ces nouvelles sanctions et avait accusé Washington de pratiquer une politique de « deux poids, deux mesures ».
