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Lady O, gagnante de « The Voice », évoque les conseils de Florent Pagny

Oriane, alias Lady O, a remporté la finale de la quinzième saison de « The Voice » sur TF1 samedi. Elle a déclaré qu’elle n’avait absolument pas projeté la victoire comme un scénario possible.


« Je commence doucement à réaliser ce qui s’est passé hier. Je suis très heureuse et j’ai hâte de la suite. » Oriane, connue sous le nom de Lady O, a passé une nuit courte et vit actuellement un rêve éveillé. Samedi, la jeune Suissesse de 19 ans a remporté la finale de la quinzième saison de « The Voice » sur TF1. 20 Minutes a recueilli les premières réactions de l’autrice, compositrice et interprète qui a été coachée par Florent Pagny…

En tant que finaliste, la victoire était-elle un scénario dans lequel vous vous étiez projetée ?

Absolument pas. C’était vraiment très inattendu pour moi et, du coup, je suis d’autant plus contente. Mon but était de pouvoir interpréter ma composition, Little Me. Mais l’objectif principal était vraiment d’être moi-même, de savourer le moment, de profiter une dernière fois de ce plateau, des personnes présentes, et d’affirmer encore plus mon univers lors de cette finale.

Quand Nikos Aliagas a annoncé votre nom, qu’avez-vous ressenti ?

J’ai eu l’impression de recevoir un train de joie et d’émotion. Je n’étais pas prête pour ça et je pense que ça s’est vu.

Florent Pagny a dit de vous : « Elle ne chante pas avec son cerveau, mais avec son cœur et avec ses tripes »…

C’est le meilleur compliment qu’on puisse me faire. C’est exactement pour ça que j’étais là. Qu’il dise ça a réveillé une forme de fierté, car je ne suis pas une artiste qui réussit vraiment à se féliciter ou à se dire « bravo » pour son travail. Ces mots venant de la bouche de quelqu’un d’aussi honnête, qui s’exprime avec le cœur, c’est sûr que c’est touchant et ça fait très plaisir.

Florent Pagny en tant que coach, il est comment ?

Très gentil et très bienveillant. J’ai particulièrement aimé son franc-parler, ce côté humain que je recherchais chez un coach. Il est quelqu’un qui ne dirait pas comment faire, mais plutôt qui t’aiguillerait et il est assez ouvert d’esprit pour se laisser surprendre.

Y a-t-il un conseil que vous retiendrez particulièrement de lui ?

Le conseil qu’il m’a donné et qui m’a marquée, c’est de garder ma « bizarrerie », d’assumer cela et de la porter de plus en plus loin, et de continuer à m’amuser, sans avoir peur de représenter ce que je représente aujourd’hui.

Vous avez fait passer un message fort en interprétant « Little Me ». Un morceau parlant du moment où on vous a « volé [votre] enfance »…

Little Me a été créé avec Ouden et Alex La Rosa, avec qui je travaille. Ils étaient sur scène avec moi quand j’ai gagné. C’est un titre qu’on a composé pour être honnête et pour commencer à raconter mon histoire personnelle. Je souhaite garder un lien authentique avec mon public. Je pense que c’était la meilleure manière de raconter mon histoire et aussi de parler du combat que je veux mener.

Parmi les artistes invités samedi lors de la finale, il y avait Suzanne. Elle aussi est une artiste qui mène des combats. Elle a chanté « Je t’accuse » avec l’autre super finaliste CJM’S… Vous avez pu échanger avec elle ?

Je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup parler avec elle car elle impose beaucoup et possède un grand charisme. Je me suis reconnue en elle dans le combat, mais aussi dans son personnage, son intégrité. Elle n’a pas eu peur de venir et d’assumer son propos, et je suis très heureuse de ne pas avoir été la seule ce soir-là à porter ce message.

S’il y avait un moment marquant à garder de votre parcours dans « The Voice », lequel serait-il ?

Gagner a été un moment très intense, mais je crois que ma prestation sur Have A Baby (With Me) est clairement celle qui m’a le plus marquée, celle qui m’a vraiment fait vivre.

Qu’avez-vous appris sur vous-même au cours de cette aventure dans « The Voice » ?

J’ai appris le côté technique du chant. C’était super parce que je suis autodidacte. Jusqu’ici, je n’avais pas pris un seul cours de chant. Artistiquement, j’ai découvert qu’il était possible d’entrer dans une émission télévisée aussi importante que celle-là, de rester soi-même et que cela soit accepté par le public. Et ça, c’est une des plus grandes victoires pour moi.

Comment s’annonce la suite pour vous ?

J’ai sorti mon projet Thank You Little Girl il y a quelques mois et je suis prête à le défendre sur scène. Nous avons un spectacle qui est construit, avec des compositions qui ne sont pas encore sorties. J’attends de voir comment le public va réagir. J’aimerais proposer des spectacles différents, en fait, afin de ne jamais chanter deux fois la même chose, que ce soit toujours quelque chose de nouveau.

Vous êtes Suisse. Gjon’s Tears, votre compatriote a lui aussi marqué l’histoire de « The Voice ». Il a fini troisième de l’Eurovision en 2021. Cela vous intéresserait de représenter votre pays dans ce concours ?

Pour moi, ce n’est pas un but en soi. Pour l’instant, ce n’est pas l’objectif. J’ai déjà participé à pas mal de concours. J’en ai gagné un autre en Suisse auparavant. Donc ça fait beaucoup de compétitions pour moi qui, à la base, ne suis pas fan de l’idée. Maintenant, peut-être qu’une petite pause ne serait pas de refus.