JO Paris 2024 : Le surcoût pour les transports sera de 200 millions d’euros

C’est une dépense dont Ile-de-France Mobilités (IDFM) se serait sans doute bien passée. En effet, le surcoût pour les transports causé par l’organisation des JO à Paris en 2024, sera de 200 millions d’euros, a annoncé ce lundi matin Laurent Probst, le directeur général d’IDFM. Il s’exprimait dans le cadre des assises du financement des transports franciliens (2024-2030) organisées par IDFM pour déterminer qui va payer dans les années à venir.

Car les besoins de financements d’IDFM sont énormes, à hauteur de 0,8 milliard d’euros par an en 2024 jusqu’à 2,6 milliards en 2031. Cela s’explique, outre les JO, par le remboursement de la dette Covid contractée par IDFM, à hauteur de 130 millions d’euros annuels pendant 15 ans, le coût de l’inflation mais surtout par les frais de fonctionnement générés par l’ouverture de nouvelles lignes (Grand Paris express, prolongement du RER E, nouvelles lignes de tram, etc.), de l’ordre de 1,8 milliard en 2031.

Les pouvoirs publics vont devoir trouver des solutions pour financer tout ça. Dans nos colonnes, David Belliard, vice-président écologiste d’IDFM, avançait plusieurs pistes, dont la taxation des colis du e-commerce. Laurent Probst a, de son côté (et sans doute à titre personnel), émis l’hypothèse d’indexer le prix du pass Navigo sur l’inflation, ce qui permettrait de rapporter plusieurs centaines de millions d’euros par an, notamment à l’horizon 2030. Pas sûr, toutefois, que les usagers souscrivent à cette solution.