
Incendies : L’avion militaire A400M déployé avant fin juillet.
Cet appareil militaire est capable de larguer « trois fois plus d’eau qu’un Canadair ». En période de sécheresse, sa présence sera donc particulièrement utile. L’avion de transport militaire Airbus A400M sera mobilisé « d’ici à fin juillet », a annoncé ce jeudi Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Grâce à « un travail technique d’adaptation », l’Airbus, en service depuis 2013, a été « mis au point » pour larguer « l’équivalent de trois Canadair en volume d’eau », a précisé la porte-parole sur BFMTV-RMC. Il viendra « en appui de l’ensemble des autres moyens » de lutte contre les incendies qui ravagent plusieurs régions françaises.
L’appareil est encore « en cours d’équipement, les équipages sont encore en train d’être formés », a ajouté Maud Bregeon. « Les moyens, en tout cas techniques, ont été mis en place, il y a toute une phase de tests, évidemment, de contrôle eu égard à la sécurité de l’appareil et des intervenants », a poursuivi la porte-parole.
L’A400M, qui se recharge au sol contrairement au Canadair, peut également servir à bombarder un produit chimique destiné à ralentir la propagation d’un incendie, en empêchant une zone de brûler et donc en circonscrivant le feu. « Bien sûr, ce sera une aide supplémentaire, en plus des nombreux Canadair, Dash, hélicoptères Dragon qui sont sur place », a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur France 2.
Interrogé sur la possibilité de le déployer en Gironde, où plus de 2.000 hectares ont brûlé mercredi, le membre du gouvernement a répondu que cela serait envisageable seulement en fonction de « l’évolution de ce feu ».
Selon le gouvernement, plus de 12.500 départs de feu ont été enregistrés depuis janvier et 44.000 hectares ont déjà brûlé, un chiffre supérieur à celui de 2022, lorsque des incendies avaient ravagé plus de 30.000 hectares dans la forêt des Landes de Gascogne, entraînant l’évacuation d’environ 50.000 personnes. En Gironde, près de 12.000 habitants et touristes ont été évacués depuis mercredi près du bassin d’Arcachon en raison d’un incendie d’une grande virulence qui a déjà détruit plus de 2.000 hectares.
