
Humiliations et blessures : Jean Imbert placé sous témoin assisté après audition
Jean Imbert, célèbre chef cuisinier, a été placé sous le statut de témoin assisté après avoir été interrogé pendant 48 heures dans le cadre d’une enquête sur des accusations de violences conjugales. Ce mercredi, il s’est présenté devant un juge d’instruction, mais n’est pas ressorti libre. Les allégations portées contre lui incluent des humiliations, des traces de morsures et un contrôle coercitif sur ses anciennes compagnes.
Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour des violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail de plus de huit jours, commises par un conjoint ou concubin, à l’encontre du chef de 45 ans. Jean Imbert, lauréat de Top Chef en 2012, conteste fermement les accusations qui lui sont faites.
Au total, six ex-compagnes ont été entendues par les enquêteurs, chacune décrivant des violences de nature variée. Selon le parquet, ces violences ont eu un « retentissement psychologique » évalué entre 25 et 30 jours pour chacune des victimes. Plusieurs d’entre elles ont mentionné des comportements de contrôle coercitif, tels que la surveillance de leurs fréquentations et de leur apparence. Des témoins ont également attesté de traces de morsures et de bleus, ainsi que de comportements humiliants, voire d’enfermement.
Les charges retenues concernent principalement deux ex-compagnes pour des faits récents, survenus entre décembre 2023 et novembre 2024. Ces femmes ont souhaité garder leur anonymat, tandis que les violences signalées par les quatre autres plaignantes sont considérées comme prescrites.
Parmi les plaintes, celle de Lila Salet, ancienne comédienne, a été déposée il y a un an. Une autre plainte émane d’Alexandra Rosenfeld, ancienne Miss France. Lors de son audition, Jean Imbert a présenté de nombreux documents pour soutenir sa version des faits, affirmant qu’il répondait à toutes les questions des enquêteurs. Les avocates du chef, Me Jacqueline Laffont et Me Julie Benedetti, ont précisé qu’il avait fourni des éléments matériels solides.
Lila Salet a décrit des violences répétées, incluant des gifles, et a évoqué une « emprise » exercée par Imbert, qui l’obligeait à se lever avec lui chaque matin. Elle a également rapporté un incident de séquestration dans un hôtel à Florence, où elle aurait été frappée et retenue dans sa chambre. Les avocates de Jean Imbert ont contesté ces allégations, citant des publications sur les réseaux sociaux qui, selon elles, contredisent les déclarations de Lila Salet.
En ce qui concerne Alexandra Rosenfeld, elle a accusé Jean Imbert de lui avoir fracturé le nez lors d’un tournage, soutenant que ce dernier ne supportait pas qu’elle ait eu une vie avant lui. Elle a également fourni une radiographie pour corroborer ses dires. Jean Imbert a exprimé des regrets quant aux conséquences de leur relation, qualifiant celle-ci d’« insoutenable » et marquée par des insultes.
Mi-avril, la direction du Plaza Athénée a décidé de retirer Jean Imbert de ses fonctions managériales et exécutives, tout en maintenant son rôle de directeur artistique jusqu’à la fin de son contrat en juin.
