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Guerre en Ukraine : Trump, facilitateur émotionnel, la Russie ne lâche rien

Les Etats-Unis ont annoncé ce mercredi qu’ils allaient autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes. La Russie a annoncé ce mercredi interdire les exportations de gazole, après avoir déjà pris une série d’autres restrictions ces derniers mois pour faire face aux pénuries de carburant provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries.


Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 8 juillet 2026, au 1.595e jour du conflit.

Le fait du jour

Soulagement et espoir. Face aux attaques répétées de la Russie et aux demandes d’aide régulières de l’Ukraine, les États-Unis ont annoncé ce mercredi qu’ils allaient autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes. « Nous allons vous donner une licence pour fabriquer des Patriot », a déclaré Donald Trump à l’issue du sommet de l’Otan à Ankara, où il a rencontré Zelensky. « De cette façon, vous ne pourrez pas vous plaindre qu’on ne vous en fournit pas assez », a-t-il lancé au président ukrainien, assis à ses côtés.

L’Ukraine réclame à ses alliés d’augmenter leurs livraisons de missiles Patriot, de fabrication américaine, sur lesquels dépend principalement sa défense antiaérienne contre les attaques de missiles balistiques russes, intensifiées ces dernières semaines.

Le président américain n’a pas précisé sous quelles conditions ni à quelle échéance une telle autorisation serait accordée. Il n’est pas clair si l’Ukraine dispose des capacités pour fabriquer ces coûteux missiles à court terme.

La déclaration du jour

« C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité » Les paroles sont signées Donald Trump. Aux côtés de Volodymyr Zelensky, le président américain a usé de mots inhabituels pour tenter de tempérer ses frustrations envers les pays européens et se montrer conciliant à l’issue du sommet de l’Otan d’Ankara ce mercredi.

Les 32 pays de l’Alliance ont réaffirmé leur soutien sans faille à l’Ukraine au nom de la contribution à « la sécurité transatlantique ». « Je retourne en Allemagne avec le sentiment que […] que l’Otan reste unie, qu’elle devient plus forte et plus européenne », s’est réjoui le chancelier allemand Friedrich Merz.

Le chiffre du jour

7. C’est le nombre de morts provoqués par les dernières frappes russes en Ukraine ce mercredi. Une adolescente âgée de 15 ans a notamment été tuée dans la région de Mykolaïv. Plusieurs blessés sont également à déplorer. La capitale a été visée par des missiles balistiques et plusieurs déflagrations ont été entendues par des journalistes de l’AFP durant la nuit, la première explosion s’étant produite avant le déclenchement de l’alerte aérienne.

La Russie a lancé cinq missiles balistiques, deux missiles de croisière ainsi que 169 drones d’attaque et appareils assimilés contre l’Ukraine, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne. La défense antiaérienne aurait abattu 139 drones, sans parvenir à intercepter les missiles.

En Russie, une personne a été tuée dans la région de Saratov lors d’une attaque de drones ukrainienne, selon le gouverneur régional.

La tendance

La Russie a annoncé ce mercredi interdire les exportations de gazole, après avoir déjà pris une série d’autres restrictions ces derniers mois pour faire face aux pénuries de carburant provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries.

« Une interdiction d’exportation de gazole est entrée en vigueur aujourd’hui, ce qui permettra d’augmenter les approvisionnements sur le marché intérieur », a déclaré le vice-Premier ministre Alexandre Novak lors d’une réunion avec Vladimir Poutine consacrée à cette crise. Il a qualifié la situation actuelle de « compliquée », nécessitant d’importer des produits pétroliers pour pallier le manque, a-t-il ajouté.

Vladimir Poutine a de son côté déclaré que l’Ukraine « cherche à nuire à l’économie » russe et « à créer un climat de nervosité au sein de la société », mais a assuré qu’elle n’y parviendra pas car « la marge de sécurité du réseau énergétique russe est très élevée ».

Les dernières attaques de l’Ukraine, à un moment où la demande est accrue en carburant à la saison estivale, ont provoqué des pénuries dans de nombreuses régions, notamment en Crimée, péninsule annexée en 2014.