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Guerre en Ukraine : Nuit de terreur à Kiev, bilan lourd

Moins d’une semaine après une série de frappes meurtrières, des bombardements russes ont fait au moins 22 morts ce lundi à Kiev et dans sa région. Le gouvernement britannique a annoncé ce lundi avoir sanctionné sept individus et deux instituts de recherche russes accusés de développer des armes chimiques ayant servi à empoisonner l’opposant russe Alexeï Navalny en 2024.

Vous avez manqué les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume la situation tous les soirs. Voici les points clés ce lundi 6 juillet 2026, au 1.593e jour du conflit.

Le fait du jour

À peine une semaine après une série de frappes destructrices, la capitale ukrainienne est de nouveau la cible d’attaques. Des bombardements russes ont causé la mort d’au moins 22 personnes ce lundi à Kiev et dans ses environs.

D’après le dernier rapport des autorités, les frappes nocturnes ont fait au moins 15 victimes à Kiev et 7 à Vychneve, localité proche de la capitale, en plus de faire des dizaines de blessés. Certains bâtiments résidentiels dans la capitale auraient été endommagés par ces attaques, avec environ une trentaine touchés.

L’armée russe a déclaré que ces frappes étaient « en réponse » aux attaques ukrainiennes sur son territoire, affirmant ne viser que des cibles militaires ou liées au secteur énergétique ukrainien.

De son côté, l’armée ukrainienne a annoncé ce lundi avoir attaqué la raffinerie d’Omsk, l’une des plus grandes de Russie et la plus éloignée que Kiev a ciblée depuis le début du conflit.

La déclaration du jour

« L’Otan doit s’assurer que l’Ukraine reçoit ce dont elle a besoin »

Ces mots émanent de Mark Rutte. Le secrétaire général de l’Alliance atlantique a estimé ce lundi, à la veille du sommet de l’Otan à Ankara, que tous les pays membres de l’Alliance devaient « assumer pleinement leurs responsabilités » pour soutenir la défense de l’Ukraine.

Mark Rutte a aussi promis ce lundi des « dizaines de milliards de dollars » en contrats pour renforcer les capacités de défense de l’Alliance.

Le chiffre du jour

2. C’est le nombre d’avions de chasse britanniques qui ont intercepté, jeudi dernier, un avion russe ayant largué plusieurs bouées acoustiques près du porte-avions Prince of Wales en mission pour l’Otan en mer de Norvège, a rapporté ce lundi le ministère britannique de la Défense.

L’appareil russe semblait destiné à des missions de surveillance maritime et de lutte anti-sous-marine. Le gouvernement britannique a qualifié ses manœuvres d’activité « dangereuse et non professionnelle ». En conséquence, l’avion russe « a été intercepté et escorté par deux F-35 britanniques […] jusqu’à ce qu’il quitte la zone », a ajouté le ministère.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 et l’intensification des tensions entre l’Otan et la Russie, l’Alliance a considérablement renforcé sa présence et sa surveillance dans l’Atlantique Nord et la région Arctique.

La tendance

Le gouvernement britannique a annoncé ce lundi avoir sanctionné sept individus et deux instituts de recherche russes accusés de développer des armes chimiques ayant servi à empoisonner l’opposant russe Alexeï Navalny en 2024, ainsi qu’une ressortissante britannique en 2018.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Les personnes et entités visées sont « impliquées dans la recherche, le développement et la production d’agents neurotoxiques mortels de type Novitchok et de la toxine létale épibatidine, utilisés (respectivement) dans l’empoisonnement d’Alexeï Navalny et de Dawn Sturgess », a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont, en février, accusé Moscou d’avoir empoisonné l’opposant russe Alexeï Navalny avec une « toxine rare », l’épibatidine. Alexeï Navalny est décédé en février 2024 dans des circonstances troublantes en prison.