
Guerre en Ukraine : l’ONU condamne les deux camps, Kiev parle de « gifle » pour les Russes
Les derniers développements de la guerre en Ukraine continuent de marquer les esprits, avec des événements tragiques sur le terrain. Ce jeudi 6 août, 1.624e jour du conflit, les tensions s’intensifient tant du côté russe qu’ukrainien, alors que les frappes sur les civils et les infrastructures civiles se multiplient.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, Balaklia, une ville du nord-est de l’Ukraine située dans la région de Kharkiv, a été le théâtre de bombardements meurtriers, faisant trois victimes. Parallèlement, un incident en mer Noire a vu un navire de commerce, immatriculé en Guinée-Bissau et transportant du blé ukrainien, être touché par des frappes russes, entraînant un incendie à bord et la mort d’un membre de l’équipage.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les frappes ukrainiennes ayant atteint une raffinerie à plus de 1.300 kilomètres du front, tout en rapportant une attaque sur une autre raffinerie dans la région de Iaroslavl, située à 700 kilomètres des lignes de front. En réponse, la Russie a affirmé avoir abattu 605 drones ukrainiens durant la nuit, avec des attaques ciblant notamment la région de Tver, où un centre logistique de Wildberries a été légèrement endommagé.
Le secrétaire général des Nations Unies a exprimé son indignation face à cette escalade des frappes sur des zones peuplées, qualifiant ces actions de violation manifeste du droit humanitaire. Il a fermement condamné les récentes attaques massives de missiles et de drones sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes, tout en dénonçant les frappes ukrainiennes en territoire russe.
Sur un autre front diplomatique, Volodymyr Zelensky s’apprête à effectuer un voyage en Serbie ce samedi, marquant sa première visite officielle dans ce pays traditionnellement proche de Moscou. Cette démarche est particulièrement symbolique, car la Serbie n’a pas imposé de sanctions à la Russie et dépend fortement de Moscou pour son approvisionnement en gaz. Cependant, Belgrade aspire à rejoindre l’Union européenne et tente de jongler entre ses relations avec Bruxelles et Moscou.
En mai 2025, le président serbe Aleksandar Vucic avait rencontré Vladimir Poutine à Moscou, avant de se rendre en Ukraine pour un sommet régional. Bien qu’il ait promis une aide à l’Ukraine, il avait choisi de ne pas se joindre à une déclaration de soutien formelle signée par d’autres dirigeants.
