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Guerre au Moyen-Orient : Trump veut « faire payer » l’Iran après la mort des soldats américains.

L’armée libanaise a commencé mardi son déploiement dans un village du sud du pays, dont les abords étaient contrôlés par l’armée israélienne, conformément à un accord parrainé par Washington sur les « zones pilotes ». Selon des sources, les militaires « ont commencé à se déployer dans le village de Zawtar al-Gharbiya », situé dans la région de Nabatiyé.

Les forces américaines ont frappé des centres de commandement militaire, des capacités maritimes, des sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que des systèmes de défense antiaériens iraniens, afin de réduire la capacité de l’Iran à continuer d’attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, a déclaré le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué sur X.

L’Iran a annoncé avoir ciblé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, en frappant deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur des positions américaines à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs et des systèmes de réception radar et satellite au Koweït. Après cette attaque, les Gardiens de la Révolution ont déclaré dans un communiqué diffusé par Irna que « l’ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a accusé lundi les services de sécurité iraniens d’avoir mené une « action d’intimidation extrêmement grave » contre deux diplomates français en poste à Téhéran. Selon lui, les deux agents de l’ambassade ont été retenus « sans raison pendant plusieurs heures » et interrogés, l’un d’eux ayant également été « molesté », ce qui constitue, selon Barrot, une « violation flagrante des immunités diplomatiques ».

Donald Trump a averti lundi que toute nouvelle attaque attribuée à l’Iran entraînant la mort de militaires américains provoquerait une riposte. Sur Truth Social, le président américain a déclaré avoir ordonné à ses responsables militaires de veiller à ce que « chaque fois que l’Iran tue un soldat américain, ils vont en payer le prix plusieurs fois ».

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont annoncé lundi l’instauration d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, quelques jours après des échanges de tirs entre les deux camps. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a précisé que cette mesure prenait effet « avec effet immédiat », invoquant le principe du « œil pour œil ». Peu après cette annonce, l’Arabie saoudite a condamné « avec la plus grande fermeté » les déclarations du « prétendu porte-parole militaire de la milice terroriste houthie », tout en réaffirmant son soutien au « peuple yéménite frère » et au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré lundi que son pays était confronté à une guerre « totale » menée par les États-Unis, tout en avertissant que cette situation aurait des conséquences sur l’économie iranienne. « La République islamique d’Iran est engagée dans une guerre totale » contre Washington, a-t-il affirmé, appelant les Iraniens à « accepter les conséquences naturelles de cette résistance », selon la présidence iranienne.

L’Iran a assuré lundi que les échanges diplomatiques avec les États-Unis se poursuivaient par l’intermédiaire de médiateurs, malgré les bombardements américains sur son territoire. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a indiqué que « l’appareil diplomatique a été actif ces derniers jours » et que « des idées nous ont été transmises par certains médiateurs », précisant que le Pakistan, le Qatar et Oman participaient à ces efforts de médiation.

Comme tous les jours depuis le début du conflit, suivez avec nous la situation au Moyen-Orient après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. L’armée américaine frappe le territoire iranien tandis que Téhéran s’en prend à plusieurs cibles dans la région.