
Grève des pompiers bruxellois le 21 juillet, réquisitions désorganisées
La direction des pompiers de Bruxelles avait garanti que la continuité des secours serait maintenue, malgré la grève de 24 heures annoncée par une partie du personnel opérationnel. La solution envisagée reposait sur des réquisitions. La police s’est rendue jusqu’à 23h hier soir au domicile des pompiers pour signifier aux agents, y compris ceux en congé maladie de longue durée, leur réquisition. Cependant, la procédure a rencontré des difficultés ce matin : peu de pompiers ont répondu présent, notamment à la caserne de Schaerbeek où seulement trois ou quatre pompiers se sont manifestés sur les quatorze qui devaient obligatoirement assurer leur service.
Actuellement, il ne reste qu’une soixantaine d’agents disponibles pour toutes les casernes de Bruxelles.
Les tensions au sein du personnel des pompiers bruxellois sont liées à des préoccupations concernant les effectifs, les conditions de travail et une réforme contestée.
Quelles sont les implications pour les interventions urgentes destinées aux Bruxellois et aux nombreux visiteurs attendus dans la capitale aujourd’hui ?
La direction a précisé lundi que ces mesures n’avaient « aucunement pour objectif de briser la grève ni de remettre en cause le droit de grève ». Elle a affirmé respecter le mouvement social et a déclaré entendre le signal envoyé par le personnel.
Les agents réquisitionnés pour garantir le service opérationnel indispensable pouvaient « être considérés comme des briseurs de grève », a-t-elle souligné.
Un front commun syndical a appelé samedi à une grève totale du personnel opérationnel du Service d’incendie et d’aide médicale urgente (Siamu). Les syndicats dénoncent une diminution des effectifs de garde, la suppression de véhicules de secours, des mutations imposées sans concertation, un projet de suppression de deux jours fériés spécifiques, ainsi que la mise en place d’un système d’évaluation annuel.
Ils reprochent également à la direction et au monde politique de ne pas avoir assuré le suivi des engagements pris lors de précédentes réunions.
En mai dernier, un projet de réorganisation de la structure présenté par la direction avait déjà suscité une vive opposition des pompiers, qui dénonçaient une réduction des effectifs et des moyens opérationnels, tout en réclamant l’engagement de 200 pompiers supplémentaires.
Les pompiers bruxellois avaient déjà observé une grève de 24 heures le 31 décembre dernier pour protester contre le manque d’effectifs.
Enfin, la direction affirme vouloir poursuivre le dialogue avec les représentants du personnel après cette journée d’action et relayer leurs préoccupations auprès des autorités compétentes, dans les limites de ses compétences.
