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Guerre au Moyen-Orient : L’Iran continue les discussions pour « prévenir une escalade »

L’Iran a indiqué lundi poursuivre les tractations diplomatiques avec le Qatar, le Pakistan et Oman, pays médiateurs, afin de « prévenir une escalade » avec les Etats-Unis. Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu’il n’y aurait « aucune levée de sanctions » européennes contre l’Iran tant que Téhéran n’aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.


L’Iran a annoncé lundi qu’il poursuivait les discussions diplomatiques avec le Qatar, le Pakistan et Oman, qui jouent le rôle de médiateurs, afin de « prévenir une escalade » avec les Etats-Unis, alors que les hostilités entre les deux pays reprennent. « Le rôle des médiateurs est de poursuivre leurs efforts pour prévenir une escalade des tensions », a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï, en ajoutant que des contacts avaient eu lieu « ces derniers jours » avec le Qatar et Oman, deux pays ciblés militairement par Téhéran, ainsi qu’avec le Pakistan.

L’Iran a également qualifié lundi le sénateur américain Lindsey Graham, connu pour son soutien à des actions militaires contre la République islamique, de « personne malfaisante », au lendemain de son décès soudain. « Notre peuple ne portera pas le deuil d’un homme dont la philosophie de vie était l’agression et l’intimidation […] Tout son être était malfaisant », a souligné Esmaïl Baghaï, alors que plusieurs présentateurs de la télévision d’Etat se sont exprimés avec joie à l’annonce de la mort de cet éminent sénateur.

De plus, l’Iran a mis en garde qu’il ne se considérerait plus lié au protocole d’accord signé en juin avec les Etats-Unis si ces derniers ne respectaient pas leurs engagements en vue de mettre fin à la guerre. « Chaque fois que l’autre partie a manqué à ses obligations, nous n’avons pas respecté les nôtres […] Nous continuerons d’agir de la même manière », a indiqué le porte-parole de la diplomatie lors d’une conférence de presse à Téhéran.

Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré lundi qu’il n’y aurait « aucune levée de sanctions » européennes contre l’Iran tant que Téhéran n’aura pas renoncé à son programme nucléaire et à ses actions déstabilisatrices dans la région. Jean-Noël Barrot a précisé : « Il n’y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu’il n’aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l’Europe. »

Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué ce lundi des attaques contre des installations américaines à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur leur site. « Outre le ciblage des installations et infrastructures de l’armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit » des radars, y compris un radar de détection des navires à Oman.

Les cours du pétrole ont connu une forte hausse lundi après la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Le baril de Brent, référence internationale, a progressé de 3,85% à 78,94 dollars vers 03h40 GMT, tandis que le baril de West Texas Intermediate a grimpé de 3,84% à 74,15 dollars.

Les Gardiens de la Révolution ont également affirmé avoir frappé des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, d’après l’agence officielle Irna. Il a été rapporté que des attaques ont visé la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, le centre de commandement des drones américains à Bahreïn, ainsi que des bases au Koweït.

L’armée américaine a déclaré avoir mené dimanche une série de frappes contre « des dizaines de cibles » en Iran, pour la deuxième journée consécutive, affirmant être prête à « garantir que la liberté de navigation reste assurée » dans le détroit d’Ormuz. Une personne a été tuée et quatre blessées lors d’un bombardement américain dans la ville de Mahchahr, selon un responsable local.

L’Iran a condamné « fermement » les frappes américaines, accusant Washington d’avoir « réduit à néant tous les efforts de ces derniers mois » pour restaurer la paix dans la région. Téhéran a également déclaré que les Etats-Unis avaient « ouvertement violé quasiment tous les termes » du protocole d’accord conclu en juin et causé la « réapparition de l’insécurité » dans le détroit d’Ormuz.

Enfin, un live a été ouvert pour couvrir les dernières informations concernant le conflit en Iran, où les affrontements entre les Etats-Unis et l’Iran ont repris en fin de semaine, malgré la signature le 17 juin d’un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur la République islamique.