
Guerre au Moyen-Orient : Israël envisage un retrait du sud du Liban à Rome
Les délégations israélienne et libanaise ont repris leurs discussions mardi à Rome, sous la supervision des Etats-Unis, concernant le retrait des forces israéliennes de deux « zones pilotes » du sud du Liban. Beyrouth réclame « le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion ».
À Rome, les délégations israélienne et libanaise ont repris leurs négociations mardi, sous la supervision des États-Unis. Les discussions portent principalement sur le retrait des forces israéliennes de deux « zones pilotes » situées dans le sud du Liban.
Un responsable du département d’État américain a décrit ces pourparlers comme « fructueux », menés « dans une ambiance positive ». Selon lui, « les deux parties sont désireuses d’aller de l’avant ». Les négociations doivent se poursuivre mercredi.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a confirmé qu’Israël était prêt à « aller de l’avant » dans la mise en œuvre des deux zones pilotes. À Jérusalem, il a déclaré : « J’espère et j’ai bon espoir que cette série de discussions à Rome y contribuera ».
De son côté, Beyrouth exige « le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion ». Une source diplomatique libanaise a précisé que « l’armée libanaise est prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l’armée israélienne se retirerait ». En échange, Israël demande que le Hezbollah soit absent des secteurs évacués.
Ces pourparlers s’inscrivent dans l’accord-cadre établi le 26 juin à Washington, visant une « paix durable ». Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rejette cet accord. Malgré le cessez-le-feu fragile instauré au début du mois de mars, Israël continue de mener des frappes limitées et des destructions dans le sud du Liban, selon les médias officiels libanais.
Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, estime que « les chances d’une percée à Rome sont assez limitées ». Cependant, il pense que l’Iran « y réfléchira à deux fois avant de demander au Hezbollah de lancer de nouvelles frappes contre Israël », Téhéran souhaitant selon lui conserver le mouvement comme un instrument de dissuasion à long terme.
