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France travail : Recrutement en baisse en 2026, mais encore nombreux

Les intentions de recrutement des entreprises en 2026 diminuent de 6,5 % par rapport à 2025, selon une enquête réalisée par France Travail. La part des intentions de recrutement en CDI tombe à 41 % en 2026, contre 43,8 % en 2025.


Une diminution de 6,5 %. Les intentions de recrutement des entreprises pour 2026 sont en baisse par rapport à 2025. Cette diminution concerne tous les secteurs d’activité et « une grande majorité des métiers », selon une enquête menée par France Travail et publiée mardi.

Le nombre de projets de recrutement chute de 158.000 à 2,27 millions, atteignant ainsi le niveau le plus bas depuis 2018. Cela représente une baisse de 764.400 par rapport au pic de l’année 2023 (3,04 millions), selon l’enquête réalisée auprès de 1,77 million d’établissements entre octobre et décembre 2025, donc avant le début de la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix des hydrocarbures.

Baisse marquée dans le secteur de la construction

Les réponses de plus de 416.000 entités ont été prises en compte, puis redressées pour être représentatives de l’ensemble des entreprises françaises, précise France Travail. La baisse est particulièrement marquée dans le secteur de la construction (-16,4 %), et dans une moindre mesure dans les services aux entreprises (-10,1 %).

Le besoin d’un surcroît d’activité ponctuel reste de loin le principal motif de recrutement, à 40,7 %, suivi du remplacement des départs définitifs de salariés (retraite, etc.) à 25,8 %. Dans plus d’un cas sur cinq (22,2 %), les embauches sont liées à une nouvelle activité et dans plus d’un sur dix (11,3 %) à un remplacement dû à des absences ponctuelles de salariés (maladie, maternité…).

La part des intentions de recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) chute à 41 % en 2026, contre 43,8 % en 2025. La proportion des contrats à durée déterminée (CDD) de 6 mois ou plus diminue également, passant de 19,5 % à 17,2 %, tandis que la part des contrats de moins de six mois augmente de 36,7 % à 41,8 %.

Des embauches dans le secteur de la restauration

Au total, la proportion d’établissements prévoyant de recruter en 2026 diminue légèrement par rapport à 2025, passant de 24,1 % à 23,3 %. La part des projets d’embauche jugés difficiles recule de 6,3 points par rapport à 2025, à 43,8 %, une baisse qui touche tous les secteurs, à l’exception des activités immobilières (+ 1,7 point).

La diminution des difficultés à recruter est particulièrement forte dans les activités financières et l’assurance (-14,1 points), dans le caoutchouc, plastique et minéraux non métalliques (-11,8 points) et dans les industries extractives, de l’énergie et de gestion des déchets (-11,4 points).

Enfin, les métiers les plus recherchés en 2026 sont souvent ceux où la part des saisonniers est significative : elle s’élève à près de 40 % pour les 97.100 projets de recrutement d’aides de cuisine et d’employés polyvalents de la restauration, à 67,4 % des 93.800 serveurs recherchés par les cafés et restaurants, et même à 95,2 % des 83.800 viticulteurs et arboriculteurs recherchés.