France

Etats-Unis : Le décollage du Boeing qatari de Trump retardé par un toboggan.

Un nouvel incident a perturbé le départ de Donald Trump, mercredi, à bord du Boeing offert par la famille royale du Qatar, utilisé comme Air Force One. Ce retard a été causé par le déploiement accidentel d’un toboggan d’évacuation à la base aérienne Andrews, située près de Washington.

En route pour un déplacement à Dallas, au Texas, le président a pris le temps de s’adresser aux journalistes qui l’accompagnaient. Il a indiqué que des vérifications étaient en cours concernant le toboggan, précisant : « Ils sont en train de vérifier le toboggan et je pense qu’il y en a pour quinze minutes ». Une source proche a confirmé que l’incident était dû à une manipulation erronée de l’armée de l’air américaine, responsable des opérations d’Air Force One.

Le président a également passé un temps inhabituellement long à bord de son hélicoptère Marine One avant de quitter la base. Les journalistes ont pu apercevoir le toboggan déployé sur le flanc du Boeing, alors que l’ancien avion présidentiel était également stationné sur le tarmac, prêt à l’embarquement. Lorsqu’on lui a demandé si le nouvel appareil était sécurisé, Trump a répondu sans hésitation : « Oui, sinon je ne le prendrais pas ».

La sécurité du Boeing qatari suscite des interrogations. En juillet, lors d’un sommet de l’Otan en Turquie, Trump avait annulé à la dernière minute son départ à bord de cet appareil en raison de menaces pesant sur sa sécurité. Il avait alors feint de monter dans l’ancien Boeing présidentiel avant de changer discrètement d’avion, utilisant un camion de ravitaillement.

Pour renforcer la sécurité du Boeing, Donald Trump a annoncé le lancement de nouveaux travaux dès octobre, qui devraient durer plus longtemps que prévu. Cet appareil, déjà réaménagé par l’armée américaine, avait été offert l’année précédente par la famille royale du Qatar, suite aux critiques du président concernant les anciens modèles d’Air Force One, en service depuis 1990. Ce cadeau, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, a soulevé de vives questions éthiques et constitutionnelles aux États-Unis.

Le Boeing qatari sera utilisé en attendant la livraison de deux nouveaux avions présidentiels dans les années à venir. Trump a exprimé son intention de conserver cet appareil pour son futur musée présidentiel. Après les vérifications de mercredi, Air Force One a finalement pris son envol vers le Texas, où le président devait participer à une convention républicaine, en vue des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre.