Maroc

Transport : la contestation s’étend chez les professionnels des taxis

Les professionnels du secteur du transport routier de marchandises, ayant annoncé une grève à partir du 14 septembre en raison de difficultés financières et réglementaires, ne sont pas les seuls à exprimer leur mécontentement. Les chauffeurs de taxi se joignent à la contestation, dénonçant une réduction inattendue des aides gouvernementales.

Les routiers, qui prévoient une grève générale dès la semaine prochaine, soulignent que le soutien accordé pour le gazole, estimé à 0,50 dirham par litre, est insuffisant pour compenser l’augmentation de leurs coûts d’exploitation. De leur côté, les professionnels des taxis ont récemment critiqué la diminution des aides, qui a été appliquée sans préavis.

Dans un communiqué, ces derniers ont qualifié de « décision surprise » la réduction de 40 % de l’aide destinée aux transporteurs routiers pour la seconde moitié de juillet, une mesure qui a été mise en œuvre sans aucune notification préalable. Ils affirment que cette baisse soudaine témoigne d’un mépris pour les intérêts de milliers de travailleurs et de leurs familles.

Les conducteurs de taxi demandent au gouvernement de revenir sur cette décision, qui n’a pas été mentionnée lors de l’ouverture des demandes d’aide le 6 août 2026, pour la période du 16 au 31 juillet 2026. Ils soulignent que cette situation soulève de nombreuses questions sur la gestion de ce dossier, surtout dans un contexte où les prix des carburants continuent d’augmenter sans explication claire pour cette réduction d’aide.

Le communiqué de la coordination syndicale des professionnels du transport routier précise que les prix des carburants au Maroc demeurent très élevés par rapport aux fluctuations des cours du pétrole à l’international. Ils rappellent que l’aide exceptionnelle accordée par le gouvernement n’était pas un privilège, mais une réponse nécessaire aux pertes subies par les professionnels en raison de la hausse continue des prix des carburants.

Le syndicat exige ainsi le rétablissement du montant initial de l’aide, le règlement des arriérés, et plus de transparence sur les critères ayant conduit à cette réduction. En outre, il appelle toutes les organisations syndicales et professionnelles du transport routier au Maroc à s’unir pour défendre les droits des travailleurs. Ils insistent sur la nécessité d’agir rapidement et de manière responsable face à cette situation qu’ils jugent « dangereuse », tout en faisant pression sur le gouvernement pour corriger le tir.

Cette montée de la contestation chez les professionnels des taxis coïncide avec la grève imminente des transporteurs de marchandises, ce qui pourrait intensifier la pression sur les autorités gouvernementales concernant les questions de soutien public et de coûts des carburants.