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Essais nucléaires français en Algérie : Paris détaille ce qu’il dit avoir transmis à Alger

La question des essais nucléaires français dans le Sahara algérien revient au premier plan à la suite d’une interpellation de la députée Sabrina Sebaihi. Le ministère français des Armées répond en affirmant avoir déjà transmis plusieurs éléments techniques à Alger, mais la portée exacte de ces échanges reste discutée.

Un dossier hérité des essais menés dans le Sahara

Entre 1960 et 1967, la France a réalisé 17 essais nucléaires en Algérie, à Reggane et à In Ekker, dont 13 souterrains et 4 atmosphériques. La source rappelle que ces opérations ont laissé des traces durables dans une zone où persistent des inquiétudes sanitaires et environnementales.

Le texte met aussi en avant l’accident du tir souterrain Béryl, survenu le 1er mai 1962 à Taourirt Tan Afella. Selon la source, cet épisode a provoqué une contamination radioactive touchant des militaires français, des responsables présents sur place et des habitants des environs.

Ce que demande Alger, selon l’élue française

Sabrina Sebaihi a saisi la ministre déléguée aux Armées et aux Anciens combattants pour demander pourquoi la France ne transmettrait pas les cartes et plans permettant d’identifier précisément les déchets enfouis et les zones contaminées. D’après la source, Alger considère ces documents comme nécessaires pour organiser la dépollution et sécuriser les sites.

La députée insiste sur la distinction entre les informations générales déjà connues et les données de localisation fine, jugées indispensables pour agir sur le terrain. La question posée à Paris porte donc sur l’existence, la disponibilité et une éventuelle remise prochaine de ces cartographies aux autorités algériennes.

La réponse de Paris et les éléments déjà évoqués

Dans sa réponse, la ministre déléguée rappelle d’abord que les installations militaires ont été démantelées et que les terrains ont été restitués à l’Algérie dans le cadre des accords d’Évian. Elle affirme aussi qu’en 1999, à la demande d’Alger, l’AIEA a conduit une expertise radiologique sur les anciens sites sahariens.

Selon la source, Paris dit avoir alors transmis à l’agence internationale un dossier technique comprenant la cartographie des essais, des relevés réalisés en 1966-1967 et des projections établies pour 1999. La ministre ajoute que le rapport de l’AIEA a été publié en 2005 avec l’accord d’Alger après ajustements.

Le texte mentionne également une étude du Parlement français publiée en 2001 sur les impacts sanitaires et environnementaux des essais sahariens, ainsi qu’un groupe de travail franco-algérien créé en 2008 pour examiner la réhabilitation des sites. Enfin, la ministre affirme qu’en 2022 Emmanuel Macron a remis au président Abdelmadjid Tebboune les cartographies et données détenues par Paris sur les décharges enfouies et les périmètres contaminés.

Ce qu’il faut retenir

  • La source situe à Reggane et In Ekker 17 essais nucléaires français menés entre 1960 et 1967.
  • Sabrina Sebaihi demande la transmission de cartes précises sur les déchets enfouis et les zones contaminées, jugées utiles pour la dépollution.
  • Paris affirme avoir déjà communiqué des données à l’AIEA en 1999 et à Alger en 2022, mais la question de l’exhaustivité de ces transmissions demeure au cœur du débat.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.