France

Enquête du parquet de Paris suite au piratage du Fisc

La section cyber du parquet de Paris a lancé une enquête suite à une cyberattaque qui a touché près de 700 000 utilisateurs du service fiscal. Les investigations, qui sont dirigées par l’Office anticybercriminalité (Ofac), se concentrent sur le vol de données et l’éventuelle implication dans une organisation criminelle.

Cette attaque, survenue fin juin, a permis l’extraction de données sensibles concernant des contribuables et des entreprises. L’administration fiscale a qualifié cette opération de « plus sophistiquée » que celles observées précédemment, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des systèmes d’information de l’État, déjà mis à l’épreuve par d’autres incidents récents, tels que ceux touchant l’ANTS et l’Insee.

Au total, 678 000 usagers, incluant des particuliers et des entreprises, sont concernés par cette violation de données. Pour les particuliers, les informations compromises incluent les noms, prénoms, quotient familial, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source, comme l’a précisé Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques.

Le fisc a tenu à rassurer les usagers en affirmant que les données volées « ne permettent pas l’accès au compte sécurisé sur ‘impots.gouv.fr’ ». Les personnes touchées seront contactées dès le début de la semaine prochaine pour les alerter sur les risques d’usurpation d’identité.

Concernant les entreprises, les données dérobées sont jugées « moins sensibles », comprenant principalement le numéro de Siren et les adresses des entreprises et de leurs mandataires. David Amiel, ministre des Comptes publics, a demandé à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) de commencer à informer les Français concernés dès lundi, selon des sources proches du ministre.