Effondrement de falaise à Biarritz : le deuxième corps n’est toujours pas retrouvé
Les recherches pour retrouver la dépouille d’un plongeur disparu mercredi à Biarritz après l’éboulement d’une falaise ont été arrêtées samedi sans avoir récupéré son corps. La chute de 2.000 mètres cubes de roche, survenue mercredi vers 20h20, a surpris trois plongeurs, entraînant la disparition de l’homme de 34 ans et la mort de sa compagne de 33 ans.
Les recherches complémentaires pour retrouver le corps d’un plongeur disparu mercredi à Biarritz, suite à l’éboulement d’une falaise qui a également causé la mort de sa compagne, ont été suspendues samedi sans que le corps ait été retrouvé, a annoncé la mairie.
Les services municipaux avaient pris le relai des pompiers jeudi pour continuer les recherches et tenter de retrouver cet homme de 34 ans, enseveli mercredi soir par l’effondrement soudain d’un morceau de falaise, fatal à sa conjointe de 33 ans.
Recherches au sonar
La mairie, dirigée par l’ancien joueur de rugby Serge Blanco, avait mandaté une entreprise équipée d’un drone subaquatique doté d’un sonar. « Malgré les importants moyens humains et matériels mobilisés, le deuxième corps n’a malheureusement pas pu être retrouvé », a précisé la municipalité dans un communiqué samedi soir.
Les recherches se sont concentrées sur une zone de 150 mètres de rayon autour de l’éboulement, survenu près du phare de Biarritz, à proximité du centre-ville. « Cette opération a permis de localiser plusieurs éléments de matériel de plongée appartenant aux victimes, dans une zone inaccessible aux plongeurs », a souligné la mairie.
Cependant, « les équipes spécialisées ont confirmé avoir exploré l’ensemble des zones où la victime pouvait raisonnablement se trouver, compte tenu des courants, du relief sous-marin et des conditions de dérive. Elles estiment qu’il n’est malheureusement plus possible d’étendre utilement les recherches », a-t-elle ajouté.
Drame de l’érosion
L’éboulement inattendu de 2.000 mètres cubes de roche mercredi vers 20h20, à proximité du phare, alors que la plage voisine du Miramar était bondée en raison de fortes chaleurs, a surpris trois plongeurs venus pour de la pêche sous-marine. L’un d’eux a été indemne mais « fortement choqué » ; le corps de l’autre a été retrouvé mercredi soir, avant trois jours de recherches infructueuses pour retrouver son compagnon.
Le maire Serge Blanco a laissé entendre jeudi que cet effondrement pourrait être lié à l’érosion, avec un « trait de côte » qui « travaille ». Selon une association locale dédiée à la protection de cette falaise, qui s’étend de Miramar jusqu’à la plage de la Chambre d’Amour dans la commune voisine d’Anglet, d’autres éboulements s’étaient déjà produits en juin 2018 et auparavant en avril 2008.
L’érosion touche l’ensemble du littoral atlantique, de la Charente-Maritime jusqu’au Pays basque : plusieurs milliers de logements et de commerces sont menacés par ce recul du trait de côte d’ici 2050, si aucune mesure n’est prise.
