
Coupe du monde 2026 : Lukaku taquine Trump, boulette du gardien américain
La Coupe du monde 2026 attaque déjà son 27e jour de compétition ce mardi, et ses histoires de la nuit sont toujours aussi nombreuses. Les 8es de finale vont toucher à leur fin ce mardi soir, puis dans la nuit de mardi à mercredi, avec d’abord un Argentine-Egypte à 18 heures à Atlanta.

La Coupe du Monde 2026 entame son 27e jour de compétition ce mardi, avec une multitude d’histoires à raconter. Ainsi, 20 Minutes vous propose, tout au long du tournoi, un résumé des événements majeurs survenus pendant votre sommeil.
La situation s’éclaircit dans le tableau final, après le duel entre le Portugal et l’Espagne, programmé à 21 heures à Arlington-Dallas, et cette rencontre États-Unis – Belgique, controversée, à 2 heures, qui avait été qualifiée de « Trump game » suite à l’annulation de la suspension de Folarin Balogun par la FIFA, pression du président américain himself à l’appui. Suivez-nous, nous vous racontons la tournure de cette nuit noire pour l’équipe américaine à Seattle.
Le match de la nuit
Donald Trump a-t-il réussi à ternir la dynamique positive des États-Unis (3 victoires en 4 matchs et 10 buts inscrits) lors de cette Coupe du Monde à domicile ? La question mérite d’être posée, tant la préparation de ce huitième de finale semblait dépendre de son influence auprès de Gianni Infantino et de ses déclarations farfelues, où il avouait avoir « découvert l’existence du carton rouge » au football grâce à l’affaire Balogun.
« Si les Belges nous battent, je dirai que c’était truqué, tout comme l’élection de 2020 », affirmait lundi le président américain. Nous attendons avec impatience (pas vraiment, en réalité) sa théorie complotiste sur l’issue de ce match à sens unique (1-4), qui n’a été légèrement altéré que par la présence du meilleur buteur américain, Folarin Balogun, sur le terrain jusqu’à la 89e minute.
À l’instar de l’attaquant monégasque, invisible tout au long de la rencontre, l’équipe américaine a semblé méconnaissable, largement surpassée par des Diables Rouges galvanisés par ce sentiment de « nous seuls contre le reste du monde », comme tant d’autres équipes avant eux. Les choix tactiques de Rudi Garcia, avec Jérémy Doku et Kevin de Bruyne sur le banc (sans même une minute de jeu pour l’ancien maestro de City), ont été extrêmement payants, notamment grâce à l’apport de Charles De Ketelaere.
Celui-ci a inscrit un doublé plein d’opportunisme en première période, profitant de passes décisives de Nicolas Raskin (0-1, 9e) et de Leandro Trossard (1-2, 33e). L’habituel milieu offensif de l’Atalanta a été précieux et disponible à la pointe de l’attaque. Miraculés face au Sénégal (0-2 à la 85e, 3-2 au final) lors du tour précédent, les Belges n’ont pas été déconcertés par l’égalisation chanceuse de Malik Tillman, sur un coup franc dévié par la tête de Hans Vanaken (1-1, 31e).
Ce même Vanaken s’est ensuite racheté en profitant du pressing de De Ketelaere sur le malheureux Matt Freese (1-3, 57e), avant que le désormais « supersub » de la sélection, Romelu Lukaku, ne scelle le score en toute fin de match (1-4, 90e + 3). Malgré une possession stérile du côté des États-Unis (56,2 %), les coéquipiers de Youri Tielemans ont survolé ce « Trump game » (13 occasions à 5, 15 tirs à 7) et poursuivent leur chemin vers le Top 8 de ce Mondial. Rudi can’t fail ?
La boulette de la nuit
Examinons un instant le but du break belge marqué par Hans Vanaken, qui a quasiment anéanti tous les espoirs de renversement américains avant l’heure de jeu (1-3, 57e). On ne peut guère imaginer un ballon plus anodin à dégager pour un gardien de but que cette passe trop longue destinée à Charles De Ketelaere. Apparemment serein pour anticiper le jeu loin de sa surface et se repositionner grâce à un contrôle de la poitrine correct, Matt Freese a ensuite commis l’une des plus grosses fails de cette Coupe du Monde.
Il réalise une feinte de frappe du gauche incompréhensible, comme s’il craignait d’être accroché par De Ketelaere, qui se trouvait derrière lui. Ce geste déséquilibre le gardien de New York City, qui tente de se rattraper en jouant court du droit vers son défenseur Tim Ream. Très efficace dans son pressing, De Ketelaere en profite pour le contrer.
Ce ballon perdu sans raison file ensuite vers Hans Vanaken, seul dans l’axe à une trentaine de mètres, face à un gardien ne pouvant pas utiliser ses mains. Le milieu de Bruges exécute une frappe tranquille et, comme pour ajouter une touche burlesque à la situation, le dernier espoir de sauvetage, Tim Ream, est pris à contrepied. Glacial, non (vous l’avez ?) ?
Le chambrage de la nuit
A 33 ans, Romelu Lukaku est devenu un joueur impactant lors de cette Coupe du Monde. Déterminant pendant la folle remontée face au Sénégal, le meilleur buteur de l’histoire des Diables Rouges a encore marqué lundi soir d’une belle frappe du droit (1-4, 90e + 3). Conscient que ce but assurait la qualification de sa sélection pour les quarts de finale, l’attaquant de Naples s’est lancé dans une facétie amusante.
Ainsi, lors de la célébration de son but, ses coéquipiers ont mimé une danse inspirée de celle que réalise le président américain, Donald Trump. Ces mouvements de bras étaient effectivement un clin d’œil à la « Trump dance », célèbre danse effectuée par le président américain sur l’air du tube YMCA, durant ses meetings depuis 2020. 22/20 sur notre échelle de trashtalking de qualité, cher Romelu.
Le malin de la nuit
Peut-être étiez-vous déjà endormi tandis que nous entrions dans le temps additionnel d’un Portugal-Espagne jusque-là sans but. C’est à ce moment que Mikel Merino, entré en jeu seulement à la 85e minute, a décidé de bouleverser le destin de la Roja dans cette Coupe du Monde avec malice.
Dos au jeu sur une séquence dans l’axe sans vitesse à 40 mètres des buts portugais, le polyvalent milieu d’Arsenal subit une faute inutile de Bernardo Silva. Juste après s’être écroulé au sol, et tandis que le nouveau joueur du Real Madrid lui tourne le dos pour contester le coup de sifflet de l’arbitre, Mikel Merino a eu la bonne idée de jouer ce coup franc rapidement au sol.
Le bloc défensif portugais va payer sa microseconde de relâchement, car en quatre passes, incluant une superbe passe décisive de Ferran Torres, l’Espagne obtient un face-à-face inespéré à ce moment-là. C’est alors que Mikel Merino, tout aussi létal dans la finition que malin pour déclencher l’action, ouvre le score (0-1, 90e + 1). En lice pour un doublé Euro-Mondial, comme en 2008-2010, la Roja affrontera la Belgique, vendredi (21 heures) à Inglewood (Californie).
La décla de la nuit
Comment passer sous silence LE clap de fin de Cristiano Ronaldo ? Bien qu’il tienne à « ne pas prendre de décisions à chaud » au sujet de sa retraite internationale, « CR7 » a reconnu que le huitième de finale perdu face à l’Espagne (0-1) était son dernier match en Coupe du Monde. Comment aurait-il pu en être autrement, sachant qu’il aura 45 ans lors du Mondial 2030 ?
Il a néanmoins livré une remise en question pleine de modestie et de sagesse après cette élimination, ne s’étant pas beaucoup illustré durant 90 minutes contre la Roja, lors d’un tournoi où il n’a réussi qu’un doublé contre le modeste Ouzbékistan (5-0).
C’est évidemment archi faux, voici sa sortie « delonesque » face aux micros : « J’ai gagné trois titres avec le Portugal [dont deux Ligues des Nations en 2019 et 2025]. Avant Cristiano, le Portugal n’en avait pas remporté un seul dans son histoire ». Simple et efficace, non ? Avant d’ajouter que l’Euro 2016 (où il avait dû quitter sur blessure la finale historique contre les Bleus dès la 25e minute) a pour lui « autant de valeur qu’une Coupe du Monde ». Bon vent, Cristiano.
Le programme du jour
Les 8es de finale toucheront à leur fin ce mardi soir, suivi de la nuit de mardi à mercredi, avec d’abord un Argentine-Égypte à 18 heures à Atlanta. Ce match, a priori déséquilibré malgré la démonstration du Cap-Vert et la fragilité de l’Albiceleste (3-2) en 16es, présente un intérêt particulier avec son arbitrage par le Français François Letexier, ce qui pourrait inquiéter les supporters argentins. Ensuite, ce sera au tour de Suisse-Colombie, à 22 heures à Vancouver. Ces deux rencontres seront évidemment à suivre en direct sur 20 Minutes.
