
Comment les parents d’Inass Touloub ont fini par être identifiés dans l’affaire de la petite martyre de l’A10
Les parents d’Inass Touloub ont fini par être identifiés après une enquête longue de plusieurs décennies, relancée par des avancées scientifiques et par une piste familiale décisive. L’affaire, longtemps restée sans nom pour la victime comme pour ses auteurs présumés, aboutit aujourd’hui au procès de la mère et du père devant la cour d’assises de Blois.
Ce qui a permis d’identifier la fillette
Le corps d’une fillette de 4 ans avait été retrouvé le 11 août 1987 au bord de l’A10, près de Blois, avec des marques de torture. Pendant près de trente ans, personne n’avait pu mettre un nom sur cette enfant.
La situation a changé en 2017, lorsqu’un nouvel ADN a été ajouté au fichier national à la suite d’une bagarre entre voisins. Cette concordance a permis d’identifier le petit frère de la victime, puis de remonter à la famille. La fillette a alors été identifiée comme Inass Touloub.
Comment les parents ont été retrouvés
Une fois l’identité de l’enfant établie, les enquêteurs ont pu reconstituer son environnement familial. Les parents, Ahmed Touloub et Halima El Bakhti, sont devenus les principaux suspects.
Les éléments réunis montrent qu’Inass n’était pas une enfant « invisible » administrativement : elle est née au Maroc en 1983, a vécu 18 mois chez ses grands-parents, puis a rejoint la France. Elle figurait à l’état civil, sur les passeports de ses parents, à la CAF et même sur les listes d’inscription pour la rentrée de septembre 1987 en maternelle.
Selon le récit rapporté dans l’article, une piste avait déjà existé en 1993, lorsqu’un voisin avait appelé l’émission Témoin Numéro 1. Les vérifications avaient alors été écartées, les gendarmes ayant confondu Inass avec l’un de ses frères.
Ce que l’enquête et le procès établissent
Les parents ont été interpellés en juin 2018, après un an d’enquête. La mère, aujourd’hui âgée de 72 ans, comparaît pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Le père, âgé de 74 ans, est jugé pour complicité, au motif qu’il n’est jamais intervenu malgré sa connaissance des violences.
Le dossier repose sur des aveux partiels et sur les déclarations des proches. La mère a reconnu des gifles, mais pas les morsures constatées sur le corps. Le père a admis avoir vu des traces de violence et n’être pas intervenu. Les deux aînées du couple ont confirmé, dans les grandes lignes, le récit d’un drame familial. L’autopsie n’a pas permis de trancher certains points, notamment sur le moment exact du décès.
Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|---|
| 1983 | Naissance d’Inass Touloub au Maroc |
| 11 août 1987 | Découverte du corps près de l’A10 |
| 1991 | Premier non-lieu |
| 1993 | Relance de l’enquête via Témoin Numéro 1 |
| 1997 | Nouveau non-lieu |
| Printemps 2017 | Identification d’un ADN du petit frère, puis d’Inass Touloub |
| Juin 2018 | Interpellation des parents |
| À partir de ce lundi | Procès de la mère devant la cour d’assises de Blois |
| 18 novembre | Verdict attendu |
- L’identification d’Inass Touloub a été rendue possible par un rapprochement ADN tardif, pas par un signalement initial.
- Les parents sont jugés sur la base d’aveux partiels, de témoignages familiaux et d’éléments médico-légaux.
- Le dossier reste marqué par des zones d’incertitude, notamment sur les circonstances exactes de la mort.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
