
Réforme fiscale en Belgique : le salaire net évolue à partir du 1er novembre avec la hausse de la quotité exemptée et des changements pour les enfants à charge et le quotient conjugal
Ce qui change sur les fiches de paie à partir du 1er novembre
La réforme fiscale belge commence à produire ses effets sur le salaire net dès le 1er novembre. Le changement principal concerne le précompte professionnel, c’est-à-dire l’acompte d’impôt retenu chaque mois sur le salaire brut. La mesure la plus visible est la hausse de la quotité exemptée d’impôt, avec des effets variables selon la situation familiale et professionnelle de chacun.
Les mesures confirmées
Le texte publié au Moniteur belge le 2 octobre modifie les règles de calcul du précompte professionnel. La quotité exemptée passe de 10.910 euros en 2025 à 11.550 euros. Pour un travailleur isolé, cela représente environ 8 euros nets de plus par mois, avec un calcul précis de 8,47 euros selon Liantis, cité par la VRT.
Cette réforme ne produit pas le même effet pour tout le monde. Selon la composition du ménage, le niveau de revenus et les personnes à charge, le salaire net peut augmenter ou diminuer. Le texte précise aussi que certains contribuables seront perdants, avec davantage d’impôts à payer.
Enfants à charge et quotient conjugal : les effets les plus sensibles
Le système d’avantage fiscal pour enfant à charge est remanié par étapes. À partir du 1er novembre, la majoration pour un premier enfant augmente. Un parent avec un enfant à charge obtient 5 euros nets supplémentaires, soit 13,47 euros au total en tenant compte de la hausse de la quotité exemptée.
Pour les enfants suivants, l’effet est moins favorable : avec deux enfants à charge, le gain tombe à 7,47 euros au total, soit environ 1 euro net de moins par mois que dans le cas d’un enfant unique. Avec trois enfants, le montant annoncé descend à 3,47 euros. Le texte indique que la situation devient fiscalement désavantageuse à partir de quatre enfants.
Autre changement important : les majorations sur le montant exonéré d’impôt, notamment pour un enfant de moins de 3 ans ou pour une personne seule, ne seront plus indexées à partir de novembre.
Le quotient conjugal diminue aussi progressivement. Cet avantage concerne les couples mariés et les cohabitants légaux lorsqu’un des partenaires n’a pas de revenus professionnels ou dispose de revenus limités. En 2026, son montant maximal passe de 13.790 à 11.780 euros. Pour les partenaires non retraités, il doit être réduit de moitié d’ici 2029. Le texte précise que cette évolution pénalisera le salaire net du partenaire le mieux rémunéré.
Qui est concerné et ce qu’il faut vérifier
- Travailleurs salariés : les fiches de paie peuvent évoluer dès novembre selon la situation individuelle.
- Parents d’enfants à charge : l’effet dépend du nombre d’enfants et des règles d’abattement fiscal.
- Couples avec quotient conjugal : le partenaire aux revenus les plus élevés peut voir son net diminuer.
- Pensions et certaines allocations de chômage avec complément d’entreprise : elles ne sont pas concernées par ces adaptations du précompte professionnel.
Pour connaître l’impact exact, le SPF Finances recommande d’utiliser le simulateur de précompte professionnel adapté aux nouvelles dispositions. L’outil permet des simulations personnalisées selon la situation familiale et professionnelle.
- Confirmé : la réforme entre en application sur les fiches de paie à partir du 1er novembre.
- À surveiller : l’effet réel dépend de la situation de chaque contribuable.
- Encore en évolution : certaines mesures, comme le quotient conjugal, sont prévues pour diminuer progressivement dans les années à venir.
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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
