
Canicule : L’Assemblée ne adopte pas la motion de censure contre Lecornu
L’Assemblée nationale a repoussé la motion de censure contre le premier ministre Sébastien Lecornu, avec seulement 132 députés pour et 289 nécessaires pour son adoption. Selon une source parlementaire, un nombre significatif de députés des groupes GDR, LFI, écologiste et PS ont voté en faveur du texte.
L’Assemblée nationale a rejeté massivement la motion de censure écologiste dirigée contre le premier ministre Sébastien Lecornu. Seulement 132 députés ont voté en faveur de cette motion, alors qu’il en fallait 289 pour qu’elle soit adoptée.
Ce scrutin a révélé une gauche fragmentée. D’après une source parlementaire, sept députés sur 17 du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine), comprenant les députés communistes, l’intégralité du groupe LFI, 32 députés du groupe écologiste sur 38, et 20 députés du groupe PS sur 68, dont le Premier secrétaire Olivier Faure, ont soutenu le texte.
Le Premier secrétaire s’est montré isolé sur les bancs de son parti lundi lors des discours. « Notre responsabilité n’est pas d’ajouter de l’instabilité à l’inaction. Le changement climatique n’attend pas les élections », a déclaré le député Fabrice Barusseau, orateur des socialistes à la tribune.
Les Ecologistes critiquent l’exécutif pour son « inaction climatique » et son manque de préparation face au changement climatique, ainsi qu’aux vagues de chaleur et aux épisodes caniculaires qui ont touché la France fin juin. Dans l’hémicycle, Sébastien Lecornu s’est montré combatif et agité. Il a accusé les députés signataires de la motion de censure d’« instrumentaliser les victimes de la canicule ».
« Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le gouvernement d’avoir « des morts sur la conscience » n’est pas une alerte, c’est une faute », a-t-il déclaré avec énergie. Il estime que cette motion de censure avait pour but « d’éprouver les rapports de force à gauche, d’exercer une pression sur ses différentes composantes et de distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle ». « Personne n’est dupe », a-t-il conclu.
