Canicule : 1.000 décès supplémentaires par rapport à la normale récemment
Ce dimanche, seuls deux départements, Bas-Rhin et Haut-Rhin, sont encore placés en vigilance rouge. D’après Santé publique France, environ 1.000 décès supplémentaires ont donc été observés depuis le 24 juin par rapport aux mois précédents.
L’épisode de chaleur extrême en France commence à s’atténuer. Ce dimanche, seuls deux départements, à savoir le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, demeurent en vigilance rouge, tandis que plusieurs autres, y compris la région parisienne, sont placés en vigilance orange. Seules la Bretagne et la Normandie affichent un niveau de vigilance vert. Cette vague de chaleur sans précédent a eu de lourdes conséquences. Selon Santé publique France, environ 1.000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 24 juin comparé aux mois précédents. Cette hausse est plus marquée dans les départements en vigilance rouge ces derniers jours, en particulier en Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Normandie et Pays-de-la-Loire.
L’agence de santé nationale souligne qu’à partir du 24 juin, lendemain de la journée la plus chaude enregistrée dans l’histoire, les décès ont notablement augmenté à domicile, particulièrement en région parisienne. Dans des logements surchauffés, des personnes ont succombé à la chaleur. « Ce constat conduit à rappeler les mesures de solidarité envers les personnes isolées et en situation de grande solitude, y compris dans les zones fortement urbanisées », indique l’agence.
### Un bilan qui est « sous-estimé »
Il est à noter que les augmentations touchent « toutes les classes d’âges », mais ce sont les personnes âgées qui en ont le plus souffert : 85 % des décès observés concernent des personnes de 65 ans et plus. Santé publique France avertit que ce bilan est « sous-estimé ». Le système de certificat électronique, utilisé pour établir ces chiffres, ne prend en compte que 25 % des décès à domicile. « La mortalité sera donc plus élevée que ces premières données », précise-t-elle.
Sur France Info, dimanche, Philippe Juvin, député LR et chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou à Paris, a exprimé son inquiétude quant à un bilan « probablement très très lourd ». « Demain matin, lundi, les aides ménagères, les gens qui s’occupent des personnes âgées à domicile vont reprendre le travail, ainsi que les familles, et nous allons ouvrir les portes et probablement découvrir des personnes soit en très très mauvais état chez elles, qui n’ont pas bu depuis trois jours, qui sont dans la chaleur ou qui sont mortes », a-t-il affirmé. Selon lui, « le bilan est loin d’être terminé et il est très important ».
