France

Bad Bunny met le feu à la Plenitude Arena à Porto Rico

Bad Bunny a donné, samedi soir, le premier de ses deux concerts parisiens dans une Plenitude Arena, à guichets fermés. Ce concert marque également un tournant pour la salle de Nanterre, qui est devenue la Plenitude Arena depuis le 1er juillet.


« ACHO PR, ES OTRA COSA. » Pendant plus de deux heures et demie, une ambiance porto-ricaine a régné sur Paris. Après avoir enflammé le stade Vélodrome de Marseille quelques jours auparavant, Bad Bunny a donné, samedi soir, le premier de ses deux concerts parisiens dans une Plenitude Arena, récemment renommée, à guichets fermés.

Des premiers accords de son titre *La Mudanza* jusqu’à la clôture avec *EoO*, la superstar portoricaine a proposé un spectacle exceptionnel, où tout le public a chanté en chœur les paroles de « Baile Inolvidable », « Dakiti » ou encore « DtMF ». *20 Minutes* était sur place. Voici les points essentiels à retenir.

### Paris-Porto Rico sans prendre l’avion

Dès l’arrivée de Bad Bunny, l’atmosphère est à son comble. Le groupe portoricain Chuwi a assuré la première partie. À 20 heures précises, un écran géant diffuse une vidéo d’introduction pour « appeler » le chanteur sur scène, qui apparaît en hauteur pour interpréter *La Mudanza*.

Le concert est conçu comme une immersion complète dans l’univers de son album *Debí Tirar Más Fotos*. Deux scènes interagissent tout au long de la soirée : une scène principale et, au centre de la salle, la désormais célèbre « Casita », réplique d’une maison traditionnelle de Humacao, ville portoricaine où une partie de la famille de l’artiste a grandi. Le chanteur débute sur la grande scène, se produit ensuite à la Casita, avant de revenir sur la scène principale. Les trente morceaux de la setlist s’enchaînent sans interruption. Des titres emblématiques tels que *Callaíta*, *Yo Perreo Sola* ou encore *Dakiti* se mêlent aux nouveautés de son dernier album. Pour cette première date parisienne, Bad Bunny a aussi interprété *Vou 787*. Un clin d’œil à la France a été fait lorsqu’un guitariste coiffé d’un traditionnel pava a joué quelques mesures de *La Vie en rose* et *L’Hymne à l’amour*, chantées en chœur par le public.

Mais où étaient les invités ? Alors que beaucoup espéraient voir apparaître J Balvin ou Rauw Alejandro, souvent mentionnés sur les réseaux, Bad Bunny a pris en charge l’intégralité du spectacle. Il en va de même dans la « Casita », où aucune célébrité n’a été remarquée, contrairement à la date à Marseille qui avait notamment accueilli Simon Porte Jacquemus ou le rappeur Kalash. Ce dimanche, davantage d’invités seront-ils présents ?

### Un public conquis

Impossible de ne pas noter les centaines de drapeaux portoricains agitant dans la salle. À plusieurs reprises, Bad Bunny a pris le temps de remercier les spectateurs. « Profitez du moment présent », a-t-il répété avant d’inviter le public à « se faire des câlins ».

Brad Onema, créateur de contenu, est sorti enchanté : « C’est l’un de mes plus beaux concerts en matière de jeux de lumière. C’est un showman, tout comme ses musiciens et les artistes qui l’accompagnent. Même le public a joué le jeu. Il y avait une ferveur incroyable. » Son moment préféré a été la séquence dans la Casita. « Avec les jeux de lumière, les drapeaux portoricains partout et l’esthétique du spectacle, on avait vraiment l’impression d’être à Porto Rico. »

Pour Manon Urpi, 28 ans, venue spécialement de Nice après avoir assisté au concert de Marseille, aucune vidéo ne peut rendre compte de son expérience. « Ça n’a rien à voir avec ce qu’on voit sur les réseaux. Il faut le vivre pour comprendre. C’est la première fois que j’assiste à un concert sans toucher à mon téléphone. J’étais juste en train de le vivre. » Fan du chanteur depuis près de dix ans, elle a particulièrement apprécié la scénographie : « Ça fait vraiment deux parties de concert. C’est différent de tout ce que j’ai vu. C’était même plus qu’un concert, c’était une immense boîte de nuit. » Sa note ? « 1.000 sur 10. »

### Première grande soirée pour la Plenitude Arena

Ce concert marque également un tournant pour la salle de Nanterre. Depuis le 1er juillet, Paris La Défense Arena, la plus grande salle indoor d’Europe, est officiellement devenue la Plenitude Arena, suite à la signature d’un partenariat de naming d’au moins sept ans avec le groupe énergétique Plenitude.

La salle souhaite profiter de cette nouvelle identité pour accélérer sa transition énergétique et renforcer son rayonnement international, avec près de 100 événements prévus pour la saison 2026-2027. Ce dimanche soir, les derniers chanceux qui ont réussi à obtenir un billet seront présents pour le dernier concert français de Bad Bunny.