
Attentat déjoué contre Bank of America à Paris : une Belge incarcérée et mise en examen
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé, vendredi, la mise en examen et le placement en détention provisoire d’une Belge de 24 ans, remise par les autorités belges dans le cadre de l’enquête sur le projet d’attentat déjoué fin mars contre le siège parisien de Bank of America.
Cette résidente de Liège a été remise jeudi à la France « par les autorités belges en application d’un mandat d’arrêt européen », selon le Pnat. Elle est poursuivie pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des actes de terrorisme » ainsi que pour « détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée ».
Cinq personnes, dont deux mineurs, sont désormais mises en examen et placées en détention provisoire dans cette affaire. L’avocate de la jeune femme, Me Clémentine Berthier, n’a pas souhaité faire de commentaire.
Selon le Pnat, une jeune femme d’une vingtaine d’années est soupçonnée d’avoir « recruté » trois adolescents pour déposer un engin explosif artisanal devant l’établissement, en échange d’une rémunération « entre 500 à 1.000 euros ». Une première tentative aurait échoué dans la nuit du 26 au 27 mars, avant qu’une seconde ne soit interrompue par des policiers.
Le parquet antiterroriste avait indiqué le 1er avril que ce projet « paraît pouvoir être rattaché » au groupuscule « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (Hayi), « sans que cet élément ait pu être formellement établi à ce stade ». Ce groupe a revendiqué plusieurs attaques contre la communauté juive en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Le dispositif aurait pu provoquer « une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et propager un incendie », selon le Pnat, qui a également souligné que la coopération judiciaire avec les autorités belges et néerlandaises avait été activée dans cette enquête.
