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« Alley Cats » sur Netflix : Ricky Gervais ne dit rien aux chats

Ricky Gervais, connu pour son humour provocateur et ses créations emblématiques comme *The Office* et *After Life*, fait son retour avec une nouvelle série animée intitulée *Alley Cats*, qui sera disponible sur Netflix à partir de ce vendredi. Cette œuvre promet de combiner le charme d’une sitcom avec l’esprit décalé d’un film d’animation, tout en intégrant un langage fleuri. Dans ses propres mots, Gervais décrit *Alley Cats* comme « un mélange entre une sitcom et un film Pixar. Mais avec des jurons », invitant ainsi les téléspectateurs à s’attendre à une expérience à la fois drôle et audacieuse.

La série suit un groupe de chats errants, dotés d’un langage coloré mais d’un cœur en or, qui partagent leurs réflexions sur la vie. Accompagnés d’un chat de luxe et d’un jeune chaton, ils naviguent à travers les leçons de la vie urbaine. Les premiers épisodes ont suscité des rires lors de leur présentation au Festival d’Annecy, où ils ont été bien accueillis. Composée de six épisodes d’environ quinze minutes chacun, cette série est clairement destinée à un public averti, bien que le design attrayant des personnages puisse tromper les amateurs de félins.

Au cours d’une masterclass animée par Perrine Quennesson, Gervais a partagé sa vision de *Alley Cats*, affirmant qu’il ne considère pas son œuvre comme une simple « animation pour adulte », un terme qu’il juge trop restrictif. Il a exprimé son admiration pour les chats, les décrivant comme « des créatures parfaites » en raison de leur indépendance et de leur attitude fière. Cette affection pour les félins a inspiré son projet de sitcom, qui se concentre sur les dynamiques d’une famille de chats.

Les personnages de *Alley Cats* ne sont pas des créatures éthérées ; au contraire, ils possèdent des opinions bien arrêtées sur divers sujets. Gervais a réuni une équipe de comédiens pour prêter leur voix aux personnages, parmi lesquels Tom Basden, Andrew Brooke, et Diane Goldman. Il a souligné l’importance de cette collaboration, affirmant que leur complicité permet des échanges naturels et fluides, où aucune grossièreté n’est censurée.

L’authenticité des dialogues, où chaque réplique est soigneusement travaillée pour rester naturelle, contribue à l’atmosphère décontractée des conversations entre amis, sans tabous ni limites. Gervais a choisi de ne pas introduire d’éléments fantastiques dans son récit, préférant se concentrer sur la réalité des interactions entre ces chats, qui sont simplement des amis partageant des moments de vie.

En plus de la conception des personnages, Gervais a également pris soin de leur apparence. Il a dessiné lui-même le personnage de Gus, un chat roux et dodu, qu’il décrit comme un reflet de lui-même. Cette attention aux détails est essentielle pour créer un lien avec le public. Les personnages, bien qu’ils soient des félins, évoquent des traits humains qui les rendent attachants.

La série, qui rappelle l’univers des Simpson avec une touche de poil et un accent britannique, ne manque pas d’humour, mais elle aborde également des thèmes plus profonds. Gervais souhaite transmettre des émotions, soulignant que les chats, avec leur espérance de vie limitée, cherchent à profiter au maximum de chaque instant. Sa volonté d’intégrer de la tendresse dans cette comédie promet une expérience riche et émotive pour les téléspectateurs.

En somme, *Alley Cats* s’annonce comme une série à la fois drôle et touchante, et on ne peut que souhaiter une longue vie à cette nouvelle création de Ricky Gervais.