France

Aisne : le suspect de 23 ans n’avoue pas le meurtre de la collégienne

L’homme de 23 ans interpellé après le meurtre d’une adolescente de 14 ans dans l’Aisne a reconnu en garde à vue l’avoir attaquée avec un couteau mais a nié « l’intention homicide », a annoncé jeudi le parquet de Soissons. Plus de 85 gendarmes ont été mobilisés mercredi dans un « dispositif exceptionnel » après « cet événement dramatique », a indiqué la gendarmerie.


L’homme de 23 ans interpellé après le meurtre d’une adolescente de 14 ans dans l’Aisne a confirmé en garde à vue qu’il l’avait agressée avec un couteau, tout en niant « l’intention homicide », a déclaré jeudi le parquet de Soissons. Chloé, résidant à Fère-en-Tardenois, un village de 2.800 habitants situé à 40 km à l’ouest de Reims, est décédée mercredi matin des suites de plusieurs blessures par arme blanche au cou.

L’agression a eu lieu alors qu’elle se dirigeait à pied vers le collège, selon les premiers éléments de l’enquête. L’individu, appréhendé dans l’après-midi à Soissons, à 25 kilomètres du lieu du crime, a reconnu avoir été présent lors des faits et avoir utilisé un couteau à son encontre, a indiqué la procureure de Soissons, Laureydane Ortuno, dans un communiqué jeudi après-midi.

Le suspect a aussi déclaré en garde à vue avoir eu une relation amoureuse avec la jeune fille, relation qui venait de se terminer. Ce jeune homme, sans emploi et vivant chez ses parents, a en revanche nié avoir eu « l’intention homicide », a précisé la procureure. Il était déjà connu des services de police et de justice pour un fait de port d’arme sans motif légitime, commis en 2023.

« Ces informations doivent être interprétées avec prudence, compte tenu du stade très précoce de l’enquête », a ajouté Laureydane Ortuno, en rappelant la présomption d’innocence du suspect. L’enquête, ouverte pour assassinat, a été confiée aux gendarmes de la section de recherches d’Amiens. Étant donné la qualification criminelle, le parquet de Soissons devrait prochainement se dessaisir au profit du pôle criminel du parquet de Laon.

Un important dispositif a été déployé mercredi, avec plus de 85 gendarmes mobilisés dans un « dispositif exceptionnel » après « cet événement dramatique », a indiqué la gendarmerie. En plus des militaires de la section de recherche d’Amiens et du groupement de gendarmerie départemental, des recherches ont également été effectuées par des dronistes, des équipes cynophiles, une équipe du GIGN et des « militaires spécialisés dans la recherche de personnes ».

Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).