France

Airbags Takata : Quel nombre de véhicules non contrôlés en France ?

En juin 2025, une mère de famille a perdu la vie au volant de sa Citroën C3 à Reims (Marne) lorsque son airbag Takata s’est déclenché, blessant également sa fille de 14 ans. Depuis le début de cette affaire, une quarantaine d’accidents en France ont été recensés, causant la mort de 20 personnes et 25 autres blessées.


La route des vacances pourrait s’avérer particulièrement périlleuse pour des millions de Français. En plus du nombre élevé d’automobilistes, un autre facteur pourrait accroître le risque d’accidents : les airbags Takata.

Ces airbags défectueux ont fait l’objet de nombreuses discussions ces dernières années, en particulier en juin 2025, lorsqu’une mère de famille a perdu la vie au volant de sa Citroën C3 à Reims (Marne) après que son airbag se soit activé sur la voie rapide. Sa fille de 14 ans, présente à ses côtés, a également été blessée. Depuis cet incident, des alertes continuent d’être lancées, notamment sur les autoroutes, pour rappeler aux conducteurs de vérifier l’état de leur véhicule.

### 1,3 million de véhicules encore en circulation ?

Malgré les nombreux avertissements et campagnes de sensibilisation, plus d’un million de véhicules circuleraient sur les routes françaises avec un airbag potentiellement défectueux de l’entreprise japonaise, qui a déclaré faillite en 2017 à la suite de cette crise.

En 2025, le ministère des Transports estimait que 2,5 millions de voitures étaient concernées. Depuis, près de 1,2 million de véhicules auraient été vérifiés et leurs airbags remplacés, selon le ministre Philippe Tabarot, qui s’est exprimé en avril dernier sur le sujet. Cela laisse environ 1,3 million de véhicules à risque encore en circulation.

« D’autres véhicules ont sans doute été remis à jour depuis, car cela fait partie du contrôle technique. Mais il y a encore beaucoup de gens qui ne sont pas au courant ou qui ne réalisent pas qu’ils sont concernés », met en garde Pierre Chasseray, directeur général de 40 millions d’automobilistes. Selon lui, il est très difficile d’évaluer avec précision le nombre total de véhicules touchés.

### « Ils risquent d’être défigurés ou pire, de mourir »

Au départ, il était question de véhicules fabriqués entre 1999 et 2019, mais il semble que des modèles plus anciens puissent également être affectés. « Si le ministère a récemment pris la peine de mettre à jour la liste des véhicules concernés, c’est parce que le nombre de véhicules encore en circulation est vaste », souligne le spécialiste, qui exhorte les automobilistes à faire contrôler leur véhicule immédiatement. « Ils risquent d’être défigurés ou pire, de mourir. »

Les airbags Takata ont été fabriqués avec du nitrate d’ammonium, un gaz qui se dégrade avec le temps et qui est particulièrement sensible à l’humidité et à la chaleur. « Cela risque d’être exacerbé cet été avec les vagues de chaleur, précise Pierre Chasseray. On court le risque de déclenchements, voire d’explosions. » De telles explosions peuvent projeter des fragments de métal et de plastique dans l’habitacle.

### Les fabricants disposés à remplacer rapidement les airbags défectueux

Pour savoir si un véhicule est concerné, il est nécessaire de se rendre sur la page dédiée du ministère et d’entrer les informations concernant son véhicule. « N’attendez pas pour le faire, conseille Pierre Chasseray. Bien sûr, si tout le monde prend un rendez-vous le 12 juillet à 10 heures, ce sera compliqué. Mais les constructeurs ont la capacité de tous les remplacer rapidement, ils se sont engagés et sont en mesure de le faire grâce à un flux organisé. »

Depuis le début de cette affaire, une quarantaine d’accidents liés aux airbags Takata ont été répertoriés en France, principalement dans les territoires d’Outre-mer. Ces accidents ont entraîné la mort de 20 personnes et 25 autres ont été blessées.