France

Affaire Lyhanna : Laurent Nuñez évoque d’autres plaintes contre le suspect.

Laurent Nuñez a déclaré que la mort de la petite Lyhanna le bouleversait et a reconnu qu’il s’agissait d’un « échec ». Le suspect, Jérôme B., a été mis en examen et placé en détention provisoire depuis lundi pour enlèvement et séquestration, et il faisait l’objet de « six procédures, dont celle du meurtre de la fillette et d’un signalement ».


Laurent Nuñez a déclaré dimanche soir être « bouleversé » par la mort de la petite Lyhanna. Lors d’une intervention sur France 2, le ministre de l’Intérieur, qui avait annoncé mercredi l’ouverture de deux enquêtes administratives sur cette affaire, a reconnu qu’il s’agissait d’un « échec ». Il a déclaré : « C’est un drame qui aurait pu être évité », en évoquant le profil du suspect, Jérôme B., mis en examen et placé depuis lundi en détention provisoire pour enlèvement et séquestration. Laurent Nuñez a précisé que le suspect du meurtre de Lyhanna faisait l’objet de « six procédures, dont celle du meurtre de la fillette et d’un signalement », certaines ayant été classées.

Le ministre a ajouté, sans fournir de détails supplémentaires, que « d’autres plaintes (visant Jérôme B.) seraient déposées dans les heures ou jours qui viennent ». Il a évoqué la plainte pour viols d’une petite fille déposée en août 2025 en Haute-Garonne, qui a été traitée par le parquet de Toulouse avant d’être transmise au parquet d’Auch, les faits ayant eu lieu dans le Gers.

Tout comme son homologue de la Justice, Gérald Darmanin, Nuñez a exprimé son « incompréhension » face à la lenteur de la transmission et a souligné « cinq éléments assez troublants, voire accablants » dans le traitement de cette plainte.

« Au début de cette procédure, a-t-il expliqué, les choses sont faites correctement. Il y a des auditions, il y a des expertises, il y a des constats qui sont faits. Il y a un auteur surtout qui est identifié. » Il a insisté sur le fait que « cet auteur a deux antécédents, même si ce sont deux procédures classées, ce sont des procédures pour agression sexuelle, même si encore une fois, elles sont classées ».

« On peut légitimement s’étonner […] que dans un dossier comme celui-ci où il y avait déjà des éléments d’enquête qui étaient assez accablants, la personne n’ait pas été entendue », a poursuivi le ministre. Nuñez a indiqué qu’aucun acte d’enquête n’avait été réalisé depuis le 14 février. « Plus rien ne s’est passé et c’est ce qu’il faut qu’on essaie de comprendre », a-t-il souligné. « Plus rien ne s’est passé, a insisté le ministre, alors que cette personne (Jérôme B.) aurait pu, voire dû être mise en garde à vue », a-t-il estimé.