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Adéla, la chanteuse slovaque aux cheveux rose fuchsia, pourrait devenir votre popstar favorite.

Le 2 août dernier, Adéla Jergová a enflammé la scène principale du festival Lollapalooza à Chicago, captivant une foule immense. Cette chanteuse slovaque de 22 ans, qui s’est fait connaître grâce à sa participation à l’émission Dream Academy, n’a pas été retenue dans le très prisé groupe Katseye. Cependant, elle se démarque par son originalité et son potentiel dans le monde de la pop.

Originaire de Bratislava, Adéla a toujours aspiré à devenir une star de la pop. Son parcours l’a menée en Russie, où elle a débuté le ballet, avant de poursuivre sa formation à Vienne et à Londres. Dans une interview accordée à Top Fan, elle confie : « La musique a été mon premier amour, mais la danse était simplement plus accessible en Europe de l’Est. » Elle souligne que le ballet était sa porte d’entrée vers la scène.

Adéla a appris l’anglais en regardant des émissions sur Disney Channel, telles que Hannah Montana et High School Musical. « Ces programmes sont directement responsables du fait que je fasse de la musique, que j’aie appris l’anglais et que j’aie eu ce rêve », explique-t-elle à Top Fan. En 2023, elle participe à Dream Academy et, bien qu’elle soit la première éliminée, elle ne se laisse pas décourager. « J’aime la musique et j’aime la danse. Je continuerai à en faire quoi qu’il arrive », déclare-t-elle à Numéro. Elle signe ensuite avec Capitol Records, collabore avec Grimes et prévoit de sortir son premier EP, The Provocateur, en 2025.

Avec sa chevelure rose fuchsia, Adéla incarne une esthétique qui mélange influences rave et danse classique. Dans son entretien avec Top Fan, elle évoque son retour en Slovaquie après Dream Academy : « Je sortais de deux années pendant lesquelles on avait essayé de me modeler pour que je corresponde à un projet. » Son directeur artistique, Chris Horan, l’encourage à embrasser ses racines. Elle se transforme alors en une version moderne de Miley Cyrus, tout en rejetant les standards de perfection imposés par le ballet et la K-pop. « Être un peu bizarre volontairement me donne la liberté de ne pas devoir répondre à certaines attentes », affirme-t-elle.

Dans une récente interview avec Teen Vogue, Adéla partage son observation sur le parcours des popstars : « J’ai observé tellement de filles ordinaires devenir des popstars. » Elle est consciente des défis que cela implique, notamment le risque de perdre l’affection du public. « Un jour, vous êtes aimée et, le lendemain, vous ne l’êtes plus », admet-elle.

Son titre Ain’t in L.A, avec son refrain entraînant, pourrait lui ouvrir de nouvelles portes. Sur scène, son expérience en ballet lui permet de proposer des performances mémorables. Lors de sa prestation à Lollapalooza, ses chorégraphies ont été saluées, mais Adéla insiste sur l’importance de la voix : « Les gens veulent me voir danser, mais je dois aussi chanter. Je ne suis pas vraiment branchée playback », précise-t-elle.

Le 4 septembre, elle dévoilera son premier album, Prima, qui comptera onze titres. Les premiers extraits, KGB, Red Bottoms et Ain’t in L.A, laissent entrevoir une diversité musicale. Avant cette sortie très attendue, le public français pourra la découvrir en live le 22 août au festival Cabaret Vert, à Charleville-Mézières.