
7 parents sur 10 considèrent la rentrée scolaire comme une angoisse financière.
Les dépenses liées à la rentrée scolaire continuent d’augmenter, et l’année 2026 ne déroge pas à cette tendance. D’après une étude récente menée par Cofidis et CSA Research, les familles françaises font face à des coûts sans précédent pour préparer leurs enfants à la reprise des cours. Cette inflation croissante suscite une inquiétude palpable parmi les parents. Voici un aperçu des principales conclusions de cette enquête, publiée ce lundi.
Un chiffre marquant : 69 % des parents affirment qu’ils devront « se serrer la ceinture » pour faire face aux dépenses de la rentrée, un record depuis le début de ce baromètre en 2022. Près de la moitié des répondants (45 %) choisissent de privilégier les achats essentiels, tandis que 44 % optent pour le recyclage ou la prolongation de l’utilisation des fournitures précédentes. De plus, 41 % se tournent vers des options de seconde main pour alléger leur budget.
La question financière est d’autant plus préoccupante pour certains foyers, avec 5 % d’entre eux ayant recours au crédit à la consommation et un quart puisant dans leurs économies pour subvenir à ces besoins.
En ce qui concerne le budget, les parents estiment qu’ils dépenseront en moyenne 488 euros pour la rentrée de 2026, soit une augmentation de 79 euros par rapport à l’année précédente. Ce chiffre, bien qu’indicatif, cache des disparités significatives : le budget médian s’élève à 261 euros, en hausse de 22 euros par rapport à 2025.
L’angoisse financière touche également une majorité de parents, avec 56 % d’entre eux craignant de manquer d’argent. Cette inquiétude est particulièrement forte chez les jeunes parents, où ce chiffre atteint 68 %. Les foyers à revenus modestes ne sont pas en reste, avec 61 % des parents exprimant cette crainte.
Face à cette situation, les arbitrages deviennent inévitables. Les dépenses liées à l’habillement sont les premières à être réduites (44 %), suivies par les fournitures scolaires (35 %), les articles de sport (33 %) et les activités extra-scolaires (32 %). Par ailleurs, 23 % des familles diminuent leurs dépenses quotidiennes, touchant des postes comme la cantine, la garderie ou les centres aérés.
