Belgique

Yvan Colonna décède en 2022 : un procès pour assassinat terroriste

Franck Elong Abé n’est pas renvoyé pour association de malfaiteurs « en l’absence de participation ou contact entre (lui) et une tierce personne préalablement aux faits », selon l’ordonnance de mise en accusation rendue jeudi et dont l’AFP a eu connaissance. Les magistrats estiment que le projet du suspect radicalisé visait « à éliminer un individu pour la seule raison qu’il a indiqué ne pas partager la même croyance ».


En revanche, Franck Elong Abé n’est pas inculpé pour association de malfaiteurs « en l’absence de participation ou contact entre (lui) et une tierce personne préalablement aux faits », selon l’ordonnance de mise en accusation rendue jeudi et consultée par l’AFP.

L’agression s’est produite dans la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône), où Yvan Colonna purgait une peine de réclusion à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. À l’issue de l’information judiciaire, les juges d’instruction ont déterminé que le décès de Colonna résultait directement des coups portés par Franck Elong Abé sur lui, « dans des conditions d’extrême violence », d’après l’ordonnance de mise en accusation rendue jeudi et consultée par l’AFP.

Ces coups avaient été suivis d’un étouffement d’Yvan Colonna durant « plusieurs minutes », avant que Franck Elong Abé ne lui prenne « le pouls ». Pour les juges, la « volonté de tuer » apparaît « sans équivoque ».

Concernant le mobile, les magistrats estiment que le projet du suspect radicalisé visait « à éliminer un individu pour la seule raison qu’il a indiqué ne pas partager la même croyance ».